Free mobile: nette dégradation du réseau 3G, selon une enquête de l'UFC

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Free mobile: nette dégradation du réseau 3G, selon une enquête de l'UFC
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Plus généralement, l'association soupçonne l'ensemble des opérateurs de dégrader la qualité du réseau 3G pour pousser leurs clients à adopter la 4G

Après avoir pointé du doigt la qualité de couverture 4G des opérateurs, l'UFC Que Choisir s'en prend au service 3G des opérateurs. L'association de consommateurs pointe en particulier la nette dégradation du service Free Mobile. Le quatrième opérateur dans le viseur de l'association D'après les résultats de l'enquête, "la palme de la non qualité revient de loin à Free Mobile", souligne l'UFC Que Choisir qui a testé le visionnage de vidéos en streaming sur Dailymotion, Youtube et France TV Pluzz ainsi que l'écoute de musique en ligne sur Deezer ou encore le téléchargement d'applications. L'association de consommateurs pointe particulièrement du doigt le réseau propre de Free, sur lequel "les taux de non qualité" croissent beaucoup plus fortement que chez les autres opérateurs. Le service rendu n'est guère mieux sur le réseau en itinérance (Orange), même si quelques progrès sont constatés. En outre, les clients du quatrième opérateur peinent à accéder aux services et lorsque c'est le cas, ils doivent faire face à des temps de chargement particulièrement longs. L'UFC appelle à contrôler les conditions dans lesquelles la filiale d'Iliad va déployer son réseau puisqu'elle devra couvrir 75 % de la population sur son réseau propre d'ici 2015. Dégradation volontaire de la 3G ? Si la qualité de service de Free mobile est particulièrement critiquée, l'association note également une dégradation de trois points des taux de non qualité d'Orange et de 1,3 point chez SFR. A tel point que l'association soupçonne les opérateurs d'abaisser la qualité du réseau 3G afin de pousser les clients à se tourner vers la 4G, pour laquelle ils ont réalisé de co�"teux investissements. Dans le cas de Bouygues Télécom par exemple, l'UFC constate une dégradation technologique des offres. En avril dernier, "il n'était plus possible d'avoir un forfait 3G avec 3 gigas de datas, cette quantité étant désormais uniquement réservée à la 4G", déplore-t-elle. Cette pratique n'a pas été constatée chez Orange et SFR mais les auteurs de l'études craignent sa généralisation. Pour éviter tout déive, l'UFC Que Choisir a saisi le gendarme des télécoms (ARCEP) afin qu'il fixe "des exigences sur une qualité de service minimale pour la 3G, et de lier ces exigences à la capacité des opérateurs à exploiter les fréquences 4G".