Fraude sur la toile : protégez vos données bancaires !

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Fraude sur la toile : protégez vos données bancaires !
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La fraude se professionnalise...!

Dans le sillage de l'explosion du e-commerce, les tentatives d'escroqueries à la carte bancaire se multiplient et se professionnalisent sur la toile, alerte la FIA-NET, entreprise spécialisée dans la fraude en ligne, dans son livre blanc 2012. L'ensemble des tentatives de fraudes à la carte bancaire  se chiffrerait sur l'année, à plus de 1,7 milliard d'euros, ce qui représente 8,5 millions d'escroqueries. Heureusement, souligne l'étude, seulement une fraude sur trente aboutie réellement. Des fraudeurs professionnels Depuis 2010, les auteurs observent un phénomène nouveau : l'apparition d'une fraude professionnelle et industrielle touchant tous les secteurs du e-commerce. Et pour cause, "l'évolution de l'environnement judiciaire a amené les criminels à compléter leurs activités historiques par la fraude sur Internet, moins risquée pénalement", souligne l'étude. De quelles fraudes parle-t-on ? FIA-NET distingue un premier type de fraude "identitaire", où les données privées peuvent être usurpées sur Internet (phishing, hacking, informations sur les réseaux sociaux, achats non sécurisés), mais le sont encore majoritairement dans le monde physique. Pour limiter l'usurpation de ces données, qui peuvent ensuite être utilisées sur internet, FIA-NET recommande notamment d'appliquer une gommette sur les trois chiffres du code qui se trouve au dos de la carte bancaire, au moment des achats en magasin, mais aussi de prêter attention aux documents fournis lors de contrats de location par exemple. L'étude attire l'attention des consommateurs sur une deuxième fraude, indirecte cette fois. Elle consiste à "manipuler une personne honnête dans le but de masquer une opération frauduleuse pour le compte d'un vrai fraudeur". Ce dernier peut par exemple viser sur internet les personnes en recherche d'emploi, en passant une petite annonce. Par ce biais, il demande à la victime de fournir des documents en vue de signer son contrat (RIB, carte d'identité...), qui permettront ensuite au réseau de passer les commandes frauduleuses. "La victime n'obtiendra jamais le salaire attendu et sera l'unique coupable pour les organisations", souligne l'étude...