Fraude fiscale : le Luxembourg accepte de lever le secret bancaire

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Fraude fiscale : le Luxembourg accepte de lever le secret bancaire
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Il devrait entrer en vigueur le 1er janvier 2015

Le Premier ministre luxembourgeois et ex-président de l'Eurogroupe, Jean-Claude Junker a confirmé la fin prochaine, dans son pays, de la pratique du secret bancaire afin de lutter contre la fraude fiscale. "Nous pouvons, sans grand dommage, instaurer un échange automatique d'informations bancaires à partir du 1er janvier 2015", a-t-il déclaré devant le Parlement. Pression de l'Allemagne "Nous suivons un mouvement général (...) Nous ne cédons pas à la pression allemande", a-t-il cependant ajouté. Berlin et la Commission européenne ont en effet appelé l'ensemble des Etats membres à aller en ce sens pour lutter efficacement contre la fraude et l'existence de paradis fiscaux. Certains pays, à commencer par la France veulent même aller plus loin en instaurant un échange automatique d'informations bancaires. Mardi, le ministre de l'Economie, Pierre Moscovici a indiqué avoir signé avec ses homologues allemand, britannique, italien et espagnol, une lettre à la Commission européenne pour qu'il y ait un "Fatca européen", calqué sur le modèle américain et qui met en oeuvre cet échange d'informations. L'Autriche fait cavalier seul... De son côté, l'Autriche campe sur ses positions et compte bien défendre le secret bancaire. La ministre des Finances Maria Fekter a ainsi promis de se battre "comme une lionne" pour sauvegarder le régime actuel. Le pays pourrait cependant se trouver rapidement isolé : en début d'année, le commissaire Algirdas Semeta a brandi la menace d'un dépôt de plainte à son encontre, dans un entretien accordé au quotidien autrichien "Der Standard".