François Hollande plaide pour une dette européenne partiellement mutualisée

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François Hollande plaide pour une dette européenne partiellement mutualisée
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Le candidat socialiste aux présidentielles craint que l'entrée en vigueur d'un nouveau traité ne prenne trop de temps vu l'urgence de la situation...

François Hollande a estimé ce matin sur France Inter que le nouveau traité que veulent mettre en place Nicolas Sarkozy et Angela Merkel est "illusoire" et requiert "un processus long" qu'il s'applique aux 17 ou aux 27 Etats membres. Déjà, dans son discours prononcé lundi au congrès du Parti Social Démocrate d'Allemagne (SPD), le candidat PS aux élections présidentielles avait clairement marqué son opposition au nouveau traité présenté hier par la Chancelière le chef de l'Etat. A commencer par l'idée d'introduire des Eurobonds, balayée d'un revers de main par le duo franco-allemand car "elle ne résoudra en rien la crise". "La dette européenne doit être partiellement mutualisée par la mise en place d'euro-obligations", estime pour sa part François Hollande. Le candidat socialiste s'oppose également au nouveau traité et à l'application d'une règle d'or budgétaire dans chaque Etat membre. La Cour de justice européenne n'aura pas le pouvoir d'annuler un projet de loi de finances mais devra estimer si un pays fait suffisamment d'efforts pour atteindre l'objectif d'équilibre. "Autant j'accepte une vigilance sur les budgets nationaux à l'égard des Etats qui ne respectent pas leurs engagements, autant je refuse qu´une instance judiciaire décide à la place des Parlements", a-t-il encore ajouté. François Hollande a également plaidé en faveur d'un rôle élargi de la banque centrale, ce que refuse Angela Merkel. "Je respecte son indépendance, je la voudrais plus attentive à la situation de notre économie réelle, je souhaite qu'elle puisse élargir son rôle de prêteur et intervenir de façon mesurée contre la spéculation dans le cadre de ses actuels statuts", a-t-il expliqué.