France: Quel sera le verdict de Moody's ?

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France: Quel sera le verdict de Moody's ?
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L'agence de notation doit publier sa revue sur la France ce vendredi soir, après Bourse.

Moody's tiendra-t-elle compte des annonces économiques faites par le chef de l'Etat ? L'agence de notation doit publier sa revue sur la France ce vendredi soir, après Bourse. L'Hexagone risque une nouvelle dégradation, la dette du pays étant actuellement notée "Aa1", assortie d'une perspective négative. Moody's avait privé la France de son "AAA" en novembre 2012. Des réformes structurelles Dans une interview accordée en mai dernier au quotidien 'Les Echos', l'analyste en chef pour la France, Dietmar Hornung, reconnaissait que le pays avait "fait des progrès" et que les mesures comme le crédit impôt compétitivité ou l'accord entre syndicats et patronat sur le marché du travail allaient dans " le bon sens ". Il n'envisageait cependant pas de revenir sur la perspective négative, reflet de leurs inquiétudes sur "la perte de compétitivité du pays, sur son marché du travail fragmenté et sa situation budgétaire". Moody's pourrait cependant suivre Fitch qui a décidé en décembre dernier de maintenir sa notation (AA+, perspective stable), estimant que le gouvernement parviendrait à atteindre la limite européenne d'un déficit public non supérieur à 3% du PIB en 2015. En outre, Fitch a déclaré la semaine dernière que le pacte de responsabilité de François Hollande pouvait soutenir la note de la France, ajoutant toutefois que cette annonce "n'efface probablement pas à elle seule les risques liés à un rythme de réformes structurelles relativement lent ". Nouvelle réglementation européenne Rappelons que jusqu'ici les agences pouvaient publier leur note sans prévenir. La nouvelle réglementation européenne les contraint désormais à fournir les dates à l'avance, et ce afin de rendre le processus plus transparent. Les trois principales institutions (Moody's, Fitch, S&P) avaient jusqu'à la fin 2013 pour communiquer leurs calendriers respectifs. Elles ne pourront les modifier que dans des cas extrêmes, par exemple la chute d'un gouvernement ou un événement majeur concernant les finances publiques, et elles devront alors fournir des explications détaillées.