France : pas de baisse du chômage avant la fin 2014, prévoit l'Unedic...

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France : pas de baisse du chômage avant la fin 2014, prévoit l'Unedic...
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Contrairement aux affirmations du gouvernement

L'Unedic ne croit pas à une inversion de la courbe du chômage avant la fin de l'année... Dans ses dernières prévisions, l'organisme chargé de la gestion de l'assurance chômage, s'attend à une hausse du chômage cette année... mais aussi en 2014 ! Une situation qui entraînera pour l'Unedic un déficit de 4,8 milliards d'euros pour 2013 et de 5,6 MdsE pour 2014 et conduira à une dette cumulée de 24,1 MdsE à la fin de l'année prochaine. Sommet historique En mars, 3,2 millions de chômeurs sans activité étaient inscrits à Pôle emploi, un plus haut historique. La hausse du chômage se poursuivra jusqu'à la fin de l'année, "mais à un rythme moindre" pour atteindre 3,3 millions d'inscrits en décembre, soit 178.700 inscrits de plus sur l'année. En 2014, la hausse se poursuivrait, avec 128.700 inscrits supplémentaires en catégorie A... Thèse officielle Malgré ces prévisions pessimistes, le ministre du Travail Michel Sapin a continué à défendre la thèse officielle d'une amélioration à partir de la fin 2013, en mettant en avant le ralentissement des destructions d'emplois. Interrogé par l''AFP', M. Sapin a ainsi estimé que les chiffres de l'Unedic "confortent l'objectif" d'une inversion du chômage... Il a souligné que l'organisme "anticipe une stabilisation du nombre de demandeurs d'emploi en fin d'année", avec seulement 4.900 inscrits supplémentaires prévus au 4e trimestre (contre +99.200, +48.400 et +26.200 aux trois premiers trimestres). Une "inversion durable de la courbe du chômage est donc à notre portée", a donc continué d'affirmer le ministre. Hypothèse de travail M. Sapin a aussi précisé que les calculs de l'Unedic se fondent sur "une hypothèse de croissance inférieure à celle du gouvernement" et "ne prend pas en compte tous les effets des politiques et réformes". Le bureau de l'Unedic a ainsi revu en baisse ses prévisions de croissance du PIB à -0,2% en 2013 (contre +0,1% pour le gouvernement) et à +0,7% pour 2014 (+1,2% pour le gouvernement).