Force ouvrière compte sur les parlementaires dans son combat "pour l'emploi"

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Force ouvrière compte sur les parlementaires dans son combat "pour l'emploi"
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"Aucun combat n'est jamais perdu", pour Jean-Claude Mailly.

"Aucun combat n'est jamais perdu", pour Jean-Claude Mailly. Son syndicat, FO, mais aussi la CGT, ont refusé de signer l'accord sur la sécurisation de l'emploi, le 11 janvier dernier. Deux rejets, alors que le patronat et trois syndicats, la CFDT, de la CFTC et de la CFE-CGC, ont en revanche réussi à s'entendre dans ces négociations sur une réforme du marché du travail alliant plus de sécurité pour les salariés et une flexibilité accrue pour les entreprises. Le secrétaire général de FO veut désormais discuter avec les parlementaires. "J'ai déjà demandé un rendez-vous à tous les groupes parlementaires, avant même la définiton du projet qui sera connue début mars, pour leur expliquer pourquoi nous n'avons pas signé. Je pense même que dans l'accord, tel qu'il est aujourd'hui, il y a peut-être des choses qui ne sont pas conformes au droit, voire inconstitutionnelles", a explique Jean-Claude Mailly sur France Inter. "Parlementaires godillots" "Nous allons faire connaître nos positions. J'espère que dans ce cas, comme dans d'autres, ce sont les parlementaires qui votent la loi, ce ne sont pas les syndicalistes ni les patrons", a-t-il poursuivi. "Les parlementaires doivent garder leur marge d'autonomie comme toujours, sinon on appelle ça des parlementaires godillots. Si le gouvernement donne un ordre et tout le monde baisse la tête, on peut se demander à quoi sert un Parlement." Le projet de loi issu de l'accord conclu le 11 janvier doit être présenté lors du premier conseil des ministres de mars et être examiné début avril par l'Assemblée nationale. Le bureau confédéral de la CGT y voit "une grave régression des droits sociaux des salariés" et FO un texte "profondément déséquilibré". "Le projet d'accord inscrit le social comme variable d'ajustement d'une politique économique de rigueur tant au plan national qu'européen", a expliqué FO dans un communiqué la semaine dernière.