Fitch maitient le triple A de la France, avec une perspective négative

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Fitch maitient le triple A de la France, avec une perspective négative
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L'agence va suivre de près la mise en place des réformes...

Fitch Ratings a confirmé ce vendredi matin le triple A de la France, en l'assortissant toutefois d'une perspective négative. "La confirmation de la note 'AAA' (...) repose sur son économie riche et diversifiée, ses institutions politiques, civiles et sociales stables et son exceptionnelle flexibilité financière qui reflète son statut de grand émetteur de référence de la zone euro", précise l'agence. En outre, elle garde un oeil sur la dette souveraine du pays et pourrait la dégrader. Un risque que Fitch évalue "légèrement supérieur à 50%". Les réformes économiques suivies de près La dégradation ou non de la note souveraine française, dépendra du "rythme et l'ampleur des réformes économiques", souligne Fitch qui évoque notamment la réforme du travail. Partenaires sociaux et patronat tentent en effet de trouver un compromis entre sécurisation des parcours et flexibilité. L'agence sera également attentive aux efforts réalisés pour améliorer la compétitivité du pays. Le gouvernement a annoncé le mois dernier un pacte de compétitivité qui comprend notamment un crédit d'impôt de 20 milliards d'euros sur deux ans, à destination des entreprises. Perspectives de croissance et de réduction budgétaire tenus ? Fitcht Ratings réévaluera également sa notation en fonction de la "probabilité" du pays à respecter ses engagements de réduction du déficit. Le gouvernement a pour objectif de le ramener à 3% du PIB l'an prochain. Une cible jugée optimiste par la Commission européenne, notamment en raison d'une prévision de croissance jugée élevée, à +0,8% alors que les organismes internationaux l'attendent à seulement +0,3/+0,4%... Le ministre de L'Economie, Pierre Moscovici a estimé ce matin que la décision de Fitch était "un encouragement". "Cette agence dit bien que la France va dans la bonne direction, que nous sommes en train de faire des réformes structurelles dont ce pays a besoin, notamment sur la compétitivité, en train aussi de réduire nos déficits, de nous désendetter, ce qui est indispensable", a-t-il déclaré au micro d'Europe 1.