Fin de mois difficile en Asie, le Nikkei hésitant...

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Fin de mois difficile en Asie, le Nikkei hésitant...
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Septembre se solde en Asie par une chute de près de 13% de l'indice MSCI Asie Pacifique, son plus fort recul depuis octobre 2008...

Les Bourses asiatiques finissent le mois de septembre sur une note morose, malgré le rebond d'hier sur les marchés occidentaux (+1,3% pour le DJIA, +1,6% pour l'EuroStoxx50)... A Tokyo, l'indice Nikkei a clôturé quasi-inchangé (-0,01% à 8.700 points) ce vendredi, inscrivant une baisse de 3% sur le mois de septembre et de 11,3% en trois mois, soit son plus mauvais trimestre depuis plus d'un an ! De son, côté, Hong Kong perd aujourd'hui 1,8%, le Shanghai Composite cède 0,2%, au plus bas depuis 14 mois et Séoul cède 0,1%. Sydney se bat pour rester à l'équilibre (+0,01%), tandis que Singapour reperd 1,2% et que Bombay (indice BSE Sensex) cède 0,2%. Parmi les rares hausses de la journée, l'indice Taiex gagne 0,6% à Taiwan... Le mois de septembre se solde ainsi en Asie par une chute de près de 13% de l'indice MSCI Asie Pacifique, son plus fort recul depuis octobre 2008, dans le sillage de la faillite de la banque Lehman Brothers... En septembre, les devises asiatiques ont aussi été durement chahutées, les investisseurs retirant leurs capitaux des placements à risque, notamment les actions et obligations des pays émergents... Les baisses s'inscrivent parmi les pires observées depuis la crise de 1997, qui avait débuté par un effondrement du Baht thaïlandais. Ainsi en septembre, face au Dollar, le Won sud-coréen a perdu 9,5%, le Dollar taïwanais a plongé de 5%, le Ringgit malaisien a lâché 7% et le Baht thaïlandais a chuté d'environ 4%. L'inquiétude reste de mise sur le devenir de la croissance mondiale et l'évolution de la crise la dette en Europe, malgré un signal positif envoyé hier par l'Allemagne. Le Bundestag a voté massivement en faveur de l'élargissement des missions du fonds de soutien à la zone Euro (FESF). Mais sur le plan pratique, les réponses se font attendre sur le sort de la Grèce (un défaut sur 50% de la dette est désormais évoqué...) et sur les moyens d'augmenter les moyens d'actions du FESF afin de stopper la contagion de la crise à d'autres pays comme l'Italie et l'Espagne. Les marchés ont aussi perçu négativement ce matin l'indice PMI de la Chine. Calculé par HSBC, cet indicateur est ressorti en septembre à 49,9 (signalant une contraction de l'activité, sous la barre de 50), pour le deuxième mois consécutif, confirmant une baisse de la demande mondiale pour les produits chinois. Cette constatation a terni l'effet positif de l'annonce hier d'un PIB finalement meilleur que prévu au 2ème trimestre aux Etats-Unis (1,3% contre 1% précédemment estimé). Parmi les mouvements remarquables, ce matin sur les valeurs asiatiques, Li & Fung, l'un des principaux fournisseurs de Wal-Mart, plonge de 6,5% à Hong Kong, Toyota Motor perd 1,5% à Tokyo et Samsung Electronics cède 2% à Séoul. Le négociant en matières premières Glencore, cède 6% à Hong Kong, tandis que les groupes miniers BHP Billiton et Rio Tinto reculent respectivement de 0,3% et de 1,3% à Sydney. Depuis le 1er janvier, BHP Billiton a perdu 21% et Rio Tinto a plongé de 27%, des pertes engrangées en grande partie au 3ème trimestre, sous l'effet de l'aggravation de la crise de la dette européenne, de la perte de la note "AAA" des Etats-Unis et des craintes de "double dip" de l'économie mondiale. De son côté, Glencore, qui s'est introduit en Bourse à Londres et Hong Kong en mai dernier, a perdu en quatre mois 25% de sa valeur par rapport à son cours d'introduction !...