Familles : la baisse du quotient, une solution "plus juste", assure François Hollande

  • A
  • A
Familles : la baisse du quotient, une solution "plus juste", assure François Hollande
Partagez sur :

La mesure annoncée hier résonne comme une nouvelle hausse d'impôts...

François Hollande défend sa décision de baisser le quotient familial pour réduire les dépenses publiques... Dans un entretien publié par 'Le Provence', le chef de l'Etat explique que cette solution, qui entraînera des hausses d'impôts pour 12% des ménages avec enfants, était "plus juste, plus simple et plus efficace" que l'autre mesure envisagée, à savoir une baisse des allocations familiales ciblée sur les ménages les plus aisés. Selon le président, "deux options possibles se présentaient : dans un cas, on revenait sur l'universalité des allocations familiales, dans l'autre, on réduisait l'avantage fiscal pour les revenus les plus aisés à travers une modification du quotient familial". Familles, je vous taxe ! Au final, ce sont bien ces mêmes familles aux revenus élevés qui seront affectés par des hausses d'impôt. Mais psychologiquement, la mesure annoncée hier résonne comme une nouvelle hausse d'impôts, alors que le gouvernement s'était engagé à une pause en la matière, soulignent ce matin de nombreux journaux. 'Les Echos' estiment ainsi que "Hollande relève à nouveau les impôts" et 'Libération' note que le gouvernement "fait le choix de l'impôt", tandis que 'Le Figaro' titre en "Une" : "Familles, je vous taxe !..." Très attaché à la politique familiale de la France Malgré cette mesure qui devrait rapporter 1 milliard d'euros par an à l'Etat et réduire d'autant le déficit de 2 MdsE de la branche famille de la Sécurité sociale, le président a assuré qu'il restait très attaché à la politique familiale de la France. Questionné par le quotidien sur son intention de s'en prendre aux familles après avoir autorisé le mariage homosexuel, le chef de l'Etat réplique : "Vous ne pouvez pas y croire ! Je suis très attaché à la politique familiale". Il rappelle que le Premier ministre Jean-Marc Ayrault "a annoncé 275.000 places d'accueil pour les enfants de moins de 3 ans et a relevé les prestations destinées aux familles monoparentales". Pour autant, le gouvernement se doit de combler le déficit de la branche famille, car, à l'heure actuelle, "la sécurité sociale emprunte pour payer les prestations familiales", a-t-il martelé...