Facebook n'est qu'une "perte de temps" selon Jim Rogers...

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Facebook n'est qu'une "perte de temps" selon Jim Rogers...
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L'investisseur légendaire s'est montré plutôt dédaigneux vis-à-vis de la star de l'Internet

Facebook reculait lourdement de 3,2% en clôture mardi sur le Nasdaq, dans un marché actif. Deux brokers de la place ont en effet révisé en baisse leurs conseil sur le dossier du réseau social californien. Bernstein Research admet que le groupe dispose d'opportunités "significatives", mais explique que la croissance des revenus mobiles au dernier trimestre n'a pas été aussi forte qu'il le prévoyait. L'analyste Carlos Kirjner a donc dégradé Facebook de "surperformance" à "performance de marché", réduisant son objectif de cours de 33 à 27 dollars. Monétisation en question La firme BTIG, de son côté, a carrément abaissé la valeur de "neutre" à "vendre", avec un objectif de cours de 22$. L'analyste craint que les consommateurs qui basculent de plus en plus vers des utilisations mobiles, ne passent moins de "temps total" sur le réseau social. Enfin, l'investisseur légendaire Jim Rogers, interrogé par CNBC, s'est montré plutôt dédaigneux vis-à-vis de la star de l'Internet : "Facebook n'est pas un investissement, c'est une perte de temps !", a lancé Rogers, fidèle à son franc-parler. Le milliardaire juge ainsi que le dossier ne mérite pas d'investissement, à moins que la compagnie ne parvienne à monétiser son audience massive. Sa femme est dessus "Je ne peux pas concevoir que cela devienne un endroit fabuleux pour faire beaucoup d'argent", a poursuivi Rogers. Pour le gourou de Wall Street, Facebook est donc juste un endroit où l'on peut perdre du temps : "Ma femme est dessus. Elle perd toujours du temps dessus... Mais j'ai mieux à faire et je pense que beaucoup d'autres gens en viendront à la même conclusion". Rogers ajoute que l'usage de Facebook pourrait être une "chose générationnelle", mais malgré la popularité du réseau, l'investisseur constate que les activités publicitaires de Facebook "continuent de lutter". Pour conclure, Rogers fait preuve d'une certaine autodérision au terme de cette analyse plutôt défavorable : "S'ils peuvent trouver une façon de faire de l'argent avec, par tous les moyens, alors, cela peut devenir une bonne action et le titre peut même monter à 10 fois son prix, et je vais avoir l'air d'un fou"...