Facebook : lâché par un très bon ami, l'annonceur General Motors

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Facebook : lâché par un très bon ami, l'annonceur General Motors
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Le constructeur automobile estime que ces annonces n'avaient que "peu d'impact sur les consommateurs"...

En pleine bousculade des investisseurs pour participer à l'introduction en Bourse de Facebook, le réseau social en ligne vient de perdre un gros annonceur ! Le constructeur automobile américain General Motors a ainsi fait savoir qu'il n'achèterait plus d'espaces publicitaires sur Facebook, estimant que ces annonces n'avaient que "peu d'impact sur les consommateurs". En 2011, GM aurait ainsi contribué pour 10 millions de dollars au chiffre d'affaires publicitaire de Facebook, selon les sources citées par le 'Wall Street Journal', premier média à révéler cette défection sur son site internet... Le no1 mondial de l'automobile ne compte toutefois pas tourner entièrement le dos à Facebook, qui reste un important vecteur de communication selon lui. GM prévoit ainsi d'étendre ses efforts de marketing à travers le contenu affiché sur ses pages gratuites sur Facebook. Cette information ne suffira sans doute pas à gâcher la première cotation de Facebook, prévue vendredi sur le Nasdaq sous le mnémonique "FB". Mais elle tombe plutôt mal, car elle illustre concrètement les questions que se posent bon nombre d'annonceurs sur l'efficacité de ce média, et la crainte déjà évoquée par certains analystes financiers d'une surestimation des recettes publicitaires potentielles du groupe dans les prochaines années. Pour rappel, au premier trimestre, le bénéfice net de Facebook a baissé de 12% à 205 millions de dollars, pour un chiffre d'affaires de 1,06 milliards de dollars, en hausse de 45%. Ce rythme de croissance a néanmoins ralenti par rapport au trimestre précédent (+55%)... La fourchette d'introduction valorise désormais le groupe près de 100 fois ses bénéfices sur les 12 mois achevés au 31 mars dernier (972 millions de dollars) et 25 fois son chiffre d'affaires annuel (4 milliards de dollars au 31 mars 2012). Des ratios jugés trop élevés par... 79% des investisseurs interviewés il y a quelques jours par l'agence 'Bloomberg' (panel de 1.253 gérants de portefeuille). Malgré ces doutes sur la valorisation du dossier, la demande d'actions Facebook semble dépasser les attentes, et le groupe pourrait être valorisé à plus 100 milliards de dollars lors de l'introduction, la plus importante jamais réalisée dans la sphère Internet ! Le groupe a ainsi fait savoir hier qu'il avait relevé la fourchette de prix de son action à 34$-38$ contre 28$-35$ auparavant, et a aussi décidé d'augmenter de 25% le nombre de titres mis en vente, ce qui pourrait lui permettre de lever jusqu'à 16 milliards de dollars lors de l'opération, selon des sources citées par 'Bloomberg'. Certains investisseurs semblent en tout cas prêts à tout pour mettre le réseau social dans leur portefeuille. Steve Wozniak, le cofondateur d'Apple, notamment, a déclaré lundi sur 'Bloomberg TV' qu'il "investirait dans Facebook quel que soit son prix d'introduction"...