Euler Hermès attend encore plus de 60.000 défaillances d'entreprises cette année

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Euler Hermès attend encore plus de 60.000 défaillances d'entreprises cette année
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Le spécialiste de l'assurance-crédit table sur une hausse du produit intérieur brut de +0,7%.

Une hausse du produit intérieur brut de +0,7% pour 2014... Le spécialiste de l'assurance-crédit Euler Hermes conserve sa prévision de croissance française pour 2014, anticipant un recul des exportations, qui sera néanmoins compensé  par une réduction moins rapide des dépenses publiques. Cette projection est conforme à celle de l'Insee, et donc plus pessimiste que celle du gouvernement (+1%). Concernant 2015, Euler Hermès table sur une croissance de +1,2% pour la France (+1,7% pour le gouvernement), "portée par un rebond mécanique de la consommation et de l'investissement". "Sinistralité record" Conséquence pour les entreprises : Euler Hermes prévoit une légère inflexion de -1% des défaillance en 2014, soit une première baisse en quatre ans. "Pour autant, même si les défaillances des entreprises de plus 15 millions d'euros de chiffre d'affaires amorcent un repli (-11,1% à fin mai, sur douze mois glissants), la sinistralité reste à un niveau record, avec plus de 62.000 défaillances attendues, soit 25% au-dessus de leur niveau d'avant crise", écrit l'assureur crédit dans sa note. Il rappelle que le co�"t des défaillances s'élève à 4,7 milliard d'euros sur un an, ce qui représente 0,25 point de PIB et 181.000 emplois. Inverser la courbe ? Concernant 2015, Euler Hermès estime qu'une croissance du PIB à +1,2% "équivaut à un nouveau point d'inflexion susceptible d'inverser réellement la tendance haussière des défaillances, ainsi que celle du chômage". L'assureur-crédit tempère cet optimisme, évoquant l'ajustement budgétaire requis par le pacte de stabilité, qui "annihilera les effets positifs du pacte de responsabilité à horizon 2015". Conséquence : l'obejctif d'un déficit public à 3% du PIB, comme le réclame Bruxelles, semble aujourd'hui "inatteignable". D'après les auteurs de cette étude "environ 15 milliards d'économies supplémentaires seraient nécessaires, mais certainement non souhaitables, pour atteindre ce taux cible en 2015". Euler Hermes reste donc sur sa projection d'un déficit public au-dessus de 3,3%.