Etats-Unis : les avis divisés sur l'attitude de la Fed

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Etats-Unis : les avis divisés sur l'attitude de la Fed
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Charles Evans, président de la Fed de Chicago préconise un nouveau programme d'achats...

Aux Etats-Unis, les avis divergent quant à l'attitude que doit adopter la Banque centrale américaine (Fed), alors que les dernières statistiques sont plutôt mitigées. Cette fois, c'est au tour du président de la Fed de Chicago, Charles Evans d'émettre son avis. Ce dernier estime que l'institution devrait agir sans plus tarder. "Nous devons passer à l'action" "Je ne crois pas que nous devrions attendre de savoir ce que nous dirons les prochaines statistiques (...) Nous avons largement dépassé le seuil justifiant une action supplémentaire, nous devons passer à l'action maintenant", a-t-il déclaré dans un discours qu'il devait prononcer lors d'une conférence à Hong Kong. Charles Evans préconise ainsi un nouveau programme d'achats par la Fed d'obligations à long terme, sans limite de montant ou de temps, une approche qui semble compter de plus en plus de soutiens. Selon lui, la Fed pourrait interrompre ces achats après deux ou trois trimestres de recul du chômage, puis maintenir ses taux d'intérêt à leur niveau actuel - leur plus bas historique - jusqu'à ce que le taux de chômage soit revenu à 7%, contre 8,3% actuellement. Cette politique ne devrait être modifiée que dans le cas où l'inflation menacerait de passer au-dessus de 3%, a-t-il précisé. Des avis partagés Lors de sa dernière réunion de politique monétaire, la Fed a décidé de ne pas changer sa politique monétaire, mais la publication du rapport de la réunion intervenue la semaine passée a alimenté les espoirs des investisseurs sur un prochain programme d'assouplissement (QE3), qui a d'ailleurs été à l'origine d'un rallye boursier. Le président de la Réserve fédérale de Saint Louis, James Bullard avait rapidement mis fin à ces espoirs, expliquant qu'il en faudrait beaucoup plus à la Fed pour qu'elle décide d'agir. "Evoluer sur ce rythme lent n'est pas assez pour justifier une action énergique", avait-il souligné. Au second trimestre 2012, le PIB américain a progressé sur un rythme annualisé de 1,5% (première lecture) contre 2% au premier. parallèlement, le taux de chômage a augmenté en juillet, ressortant à 8,3%, contre 8,2% en juin.