Et si Free Mobile était créateur d'emplois ?

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Et si Free Mobile était créateur d'emplois ?
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Une étude menée par deux économistes de renom le démontre...

Accusé de tous les maux, Free Mobile contre-attaque avec sa propre étude, dévoilée par le quotidien 'Les Echos'. Elle révèle que la politique du nouvel opérateur aurait des effets positifs sur le pouvoir d'achat des Français, mais aussi sur l'emploi... Le choc de l'offre et de la demande D'après l'étude menée par deux économistes, Augustin Landier, issu de la Toulouse School of Economics, et David Thesmar, professeur à HEC et membre du Conseil d'analyse économique, l'arrivée de Free Mobile engendrera entre 16.000 et 30.000 créations nettes d'emplois, tous secteurs de l'économie confondus, souligne le quotidien économique. Leur thèse repose sur le fait qu'en baissant les prix, Free mobile va d'abord créer un "choc de demande". L'opérateur "libère du pouvoir d'achat pour les consommateurs, dans une économie par ailleurs déprimée, ce qui se traduit par des embauches pour répondre à la demande", expliquent 'Les Echos'. Sur le long terme, les deux économistes anticipent un "choc d'offre". Les entreprises vont alors chercher à améliorer leur productivité, " et donc faire travailler plus de monde avec au total 30.000 postes créés", détaillent 'Les Echos'. Une thèse à contre courant Un constat qui a de quoi déconcerté, SFR et Bouygues Télécom ayant tour à tour annoncé des suppressions d'emplois, mettant en cause l'arrivée de Free Mobile. L'Autorité de régulation du secteur elle-même (Arcep) estimait en mars dernier que l'entée sur le marché du nouveau-né d'Illiad pourrait engendrer 10.000 suppressions brutes d'emplois. Récemment, le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg a attaqué frontalement l'opérateur. "Casser les prix peut sembler de bonne guerre, mais cela a eu pour conséquence deux plans sociaux annoncés, chez SFR et Bouygues, des destructions d'emplois dans la sous-traitance, la précarisation des travailleurs chez Free, les délocalisations accélérées dans les centres d'appels", confiait-il à 'L'Usine Nouvelle'.