Espace : "l'échec de Galileo n'est pas dû à un problème de conception"

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Espace : "l'échec de Galileo n'est pas dû à un problème de conception"
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Pour le coordinateur interministériel de la mission, Jean-Yves Le Gall, les conséquences sur la suite du programme devraient être assez limitées.

La commission d'enquête chargée d'analyser les raisons de l'échec de Galileo rendra ses premières conclusions le 8 septembre prochain mais l'impact sur la suite du programme devrait être "limité", a fait savoir Jean-Yves Le Gall, président du Cnes et coordinateur interministériel du programme Galileo dans une interview accordée à 'L'Usine Nouvelle'. "Pas de problème de conception" La semaine dernière, Arianespace indiquait que les deux premiers satellites opérationnels de Galileo projetés par le lanceur russe Soyouz de la base spatiale de Kourou, en Guyane française, n'avaient pas atteint l'orbite prévue. Alors que la phase de déploiement du programme a été maintes fois reportée, Jean-Yves Le Gall se veut rassurant. "Soyouz n'est pas directement concerné par cet échec. C'est uniquement l'étage supérieur Fregat qui est concerné", explique-t-il. Or ce module, "a fonctionné sans échec plus d'une quarantaine de fois (...) Ce n'est donc pas un problème de conception mais de production ou de non-conformité", poursuit-il. Pour Jean-Yves Le Gall, les conséquences de cet échec seront donc "limitées". "Si l'origine du dysfonctionnement est rapidement identifiée et corrigée, la reprise des vols sera rapide et le retard peu significatif". Pour mémoire, le programme Galileo doit permettre à l'Union européenne d'avoir son propre système de navigation, devenant ainsi  indépendante du Global Positioning System (GPS) américain et du Glonass russe. Il est estimé à 5,5 milliards d'euros par l'Agence spatiale européenne (ESA).