Eolien en mer : EDF aurait 3 parcs sur 5

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Eolien en mer : EDF aurait 3 parcs sur 5
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Alors que le gouvernement doit prendre sa décision cette semaine, les rumeurs vont bon train...

Le gouvernement rendra son verdict "cette semaine" concernant les attributions de parcs éoliens "offshore" en France, a indiqué mardi le ministre de l'Industrie, Eric Besson à la sortie du conseil des ministres. Selon la presse économique du jour, les choses semblent se préciser un peu plus... EDF, associé à Alstom, se verrait confier 3, voire 4, des 5 parcs mis en jeu. Des sources citées par 'Le Figaro' estiment ainsi que 3 zones seraient concédées très prochainement à l'électricien public, celles au large de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), Fécamp (Seine-Maritime) et Courseulles-sur-Mer (Calvados). En revanche, l'attribution des deux autres parcs, à Saint-Brieuc (Côtes-d'Armor) et au Tréport (Seine-Maritime), pourrait être retardée, selon le quotidien économique... Il y a quelques jours, la Commission de régulation de l'énergie (CRE) avait recommandé aux pouvoirs publics d'attribuer à EDF quatre zones sur cinq, d'après 'Les Echos'. Le gouvernement pourrait donc temporiser en confiant dans un premier temps 3 zones à l'électricien public, et se laisser le temps de la réflexion pour les deux autres, ce qui permettrait aussi aux deux autres consortiums d'affiner leurs candidatures. Outre EDF et Alstom (qui construira les turbines), GDF Suez est en lice, associé à Vinci et à Areva, ainsi que l'électricien espagnol Iberdrola, lui aussi en association avec Areva. Il se confirmerait donc le groupe nucléaire public français serait le grand perdant de l'affaire, du moins dans sa première phase. Areva comptait pourtant beaucoup sur son expérience en Mer du Nord, où il exploite déjà des éoliennes, pour être sélectionné. De plus, le groupe prévoit de construire deux usines au Havre, mais à condition d'être retenu pour au moins deux champs d'éoliennes. Selon certaines sources, Areva aurait commis une erreur juridique, en oubliant de joindre au dossier remis au CRE, une lettre confirmant son engagement à construire ces deux usines, ce qui aurait pénalisé sa candidature... Rappelons qu'à horizon 2016-2017, cet appel d'offres représente un investissement global de 10 Milliards d'Euros, représentant l'implantation de 500 éoliennes géantes, permettant de dégager une puissance totale de 3.000 mégawatts (MW).