Entreprises: l'arsenal du gouvernement pour renforcer l'attractivité de la France

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Entreprises: l'arsenal du gouvernement pour renforcer l'attractivité de la France
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Le gouvernement a annoncé une série de mesures visant à faciliter notamment les démarches des entreprises étrangères.

A l'issue du "conseil stratégique de l'attractivité" qui s'est tenu ce lundi matin à l'Elysée et qui a réuni une trentaine de chefs d'entreprise, François Hollande a annoncé une série de mesures visant à renforcer l'aura de l'Hexagone auprès des investisseurs étrangers. A droite comme à gauche, les critiques ont fusé... Passeports & visas Pour faciliter le développement et l'implantation des entreprises étrangères en France, le gouvernement a annoncé le déploiement d'un dispositif d'accompagnement pour les start-up sélectionnées. Elles bénéficieront notamment d'une aide à l'installation pouvant s'élever jusqu'à 25.000 euros, ainsi que d'un titre de séjour "passeport talent" qui verra le jour en 2015. Valable 4 ans, il pourra être renouvelé. Le gouvernement va également permettre aux 4.000 exportateurs agrées d'obtenir leurs visas en 48 heures maximum. "Faciliter la délivrance des visas aux investisseurs étrangers est une mesure utile mais insuffisante tant que la France ne se réforme pas en profondeur", regrette cependant le secrétaire général du Nouveau Centre, et porte-parole de l'UDI Philippe Vigier sur son blog. Dématérialisation des procédures Le gouvernement vise également la simplification des procédures administratives à la frontière, notamment pour le paiement de la TVA. Dès janvier 2015, les entreprises pourront reporter cette taxe due sur les marchandises importées sur leur déclaration courante de TVA. "On simplifie les formalités pour les entreprises étrangères et on continue de les alourdir pour les PME françaises", a cependant écrit l'ancienne ministre du Budget, Valérie Pécresse sur son compte Twitter. Enfin, une agence unique pour renforcer l'internationalisation de la France devrait voir le jour dès cette année. Elle sera le fruit du regroupement, dans un seul et même établissement public, de l'Agence française pour les investissements internationaux (Afii) et d'Ubifrance. Là encore, Philippe Vigier estime que ce regroupement relève de la mesure "cosmétique". Il réclame, comme le gouvernement l'a promis, une baisse effective des charges. Dès l'annonce de la tenue de ce conseil, le coprésident du parti de Gauche, Jean-Luc Mélenchon n'a pas caché son scepticisme. "C'est de l'affichage, de la guignolerie, de la bricole, ça n'est pas sérieux", a-t-il déclaré sur RMC et BFM Télé.