Economie : "l'austérité c'est fini, le sérieux ça continue !" (Moscovici)

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Economie : "l'austérité c'est fini, le sérieux ça continue !" (Moscovici)
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Le ministre de l'Economie ravi de la décision de la Commission européenne d'accorder deux ans de plus à la France pour faire baisser son déficit

Heu-reux ! Pierre Moscovici s'est félicité décision Commission européenne d'accorder à France déficit 3% PIB. En Europe, "l'austérité c'est fini, sérieux ça continue", s'est félicité l'Economie qu'"il n'y laxisme" côté français. Invité l'émission 'Le Grand Rendez-vous Europe 1-I>Télé-Le Parisien', il a jugé que le virage opéré par la Commission européenne était "décisif, c'est un tournant dans l'histoire de la construction européenne depuis que l'euro existe" et "c'est une victoire pour les thèses françaises", qui a été obtenue "parce que nous avons une  politique crédible. On a assisté à la fin d'une certaine forme d'orthodoxie financière et à la fin du dogme de l'austérité", a-t-il conclu. Malgré la souplesse autorisée par Bruxelles (passer sous les 3% à la fin 2015), le gouvernement français conserve officiellement son programme de stabilité, qui prévoit de ramener le déficit public de 4,8% du PIB en 2012 à 3,7% fin 2013, 2,9% fin 2014 et 2,0% fin 2015, a précisé le ministre, tout en indiquant que Paris laisserait jouer les "stabilisateurs automatiques" si la croissance était plus faible qu'espéré... Traduction : les objectifs sont modifiables en fonction de  la conjoncture économique qui, si elle se dégrade encore, entraînera une baisse des rentrées fiscales... De son côté, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault, invité de 'TF1', a affirmé hier soir qu'en matière économique, "le cap sera tenu" et a assuré que "la politique qui a été décidée est bien conduite" et vise à favoriser "le retour de la croissance". Le chef du gouvernement a réaffirmé que cette politique allait "finir par porter ses fruits" et que "l'objectif est bien le retournement de la courbe du chômage". Le principal partenaire économique que la France, l'Allemagne, a pris acte de la décision de Bruxelles concernant la France, tout en rappelant la nécessité de poursuivre les réformes structurelles. Dans un entretien publié ce matin par 'les Echos', Wolfgang Schäuble, le ministre allemand des Finances, constate que "la Commission européenne a dit la semaine dernière qu'en raison de la dégradation de l'environnement économique, la France et l'Espagne ont besoin de davantage de temps pour ce faire... Mais elle a aussi dit que tout report des objectifs de réduction des déficits devrait s'accompagner d'engagements clairs concernant les réformes nécessaires", a prévenu le responsable allemand.