Economie : Christine Lagarde exhorte la France à passer aux actes !

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Economie : Christine Lagarde exhorte la France à passer aux actes !
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La patronne du FMI appelle Paris a mettre en oeuvre des réformes structurelles.

La directrice générale du Fonds monétaire international (FMI) maintient la pression sur la France pour qu'elle accélère ses réformes et réduise son déficit budgétaire. Dans un entretien publié ce matin dans 'Les Echos', Christine Lagarde appelle le gouvernement à agir pour que "les réformes structurelles qui génèrent de la croissance (soient) réellement, rapidement et complètement mises en oeuvre". En outre, elle estime qu'actuellement, "il n'y a pas d'austérité excessive dans la zone euro", où le rythme de réduction de déficit budgétaire "paraît approprié dans chaque pays". En France, la patronne du FMI se réjouit que l'exécutif envisage de légiférer par voie d'ordonnance pour aller plus vite. "Tout ce qui est de nature à accélérer la mise en oeuvre de vraies réformes de fond va dans la bonne direction", mais "maintenant, il faut "délivrer", comme disent les Américains, c'est-à-dire passer des paroles aux actes", exhorte Christine Lagarde. "L'inflation ne peut être utilisée comme un paravent" Concernant la réduction des dépenses publiques, Christine Lagarde se montre sévère face aux tentations de la France de reporter une nouvelle fois son objectif de retour du déficit budgétaire sous les 3% du PIB de 2015 à 2016, voire à 2017... "Il faut garder le cap de la réduction des dépenses publiques", prévient la dirigeante, qui critique l'argument de Michel Sapin, le ministre de l'Economie consistant à invoquer la faible inflation. Pour la directrice du FMI, "même si l'inflation est plus faible que prévu, elle ne peut pas être utilisée comme un paravent pour reporter les efforts nécessaires sur la dépense". Michel Sapin avait estimé la semaine dernière qu'"on ne peut pas avoir les mêmes objectifs (d'économies) avec une inflation qui devient très faible". La directrice du FMI appelle aussi la France et l'ensemble de la zone euro à "s'attaquer au carcan de la réglementation du travail". Elle salue aussi l'ouverture du chantier de la libéralisation des professions réglementées en France.