"Donner plus de temps à l'Espagne et à la Grèce", dit Christine Lagarde

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"Donner plus de temps à l'Espagne et à la Grèce", dit Christine Lagarde
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Alors que la Troïka est en ce moment sur place et que l'Esapgne, dégradée par S&P ne veut toujours pas d'aide...

La Grèce et l'Espagne qui cristallisent toutes les inquiétudes européennes, devraient avoir plus temps pour remplir leurs objectifs de réduction du déficit, a estimé mercredi, la directrice du Fonds monétaire international, Christine Lagarde. "Au lieu de charger lourdement, il est parfois mieux, en raison des circonstances et du fait que beaucoup de pays entreprennent en même temps des politiques comparables afin de réduire leurs déficits, (...) d'avoir plus de temps", a-t-elle estimé. Deux ans de plus à la Grèce ? Mercredi, le ministre grec des Finances Yannis Stournaras a réaffirmé que les représentants de la 'troïka' (BCE, FMI, Union Européenne) envisageaient de donner à Athènes un délai supplémentaire de deux ans pour atteindre ses objectifs de réduction du déficit. Jusqu'ici, la Grèce s'est engagée à ramener son déficit public à 2,1% en 2014 contre 7,3% prévus cette année. Elle souhaiterait donc repousser cet objectif à 2016. Yannis Stounaras estime que cela coûterait 13 à 15 milliards d'euros supplémentaires, sans pour autant peser sur les contribuables européens. Le rapport de la mission d'experts devrait trancher sur la question dans les prochaines semaines. Le FMI avait un temps, suggéré aux Etats européens de restructurer la dette grecque, d'après les propos tenus par des responsables à l'agence Reuters. Une idée rejetée par l'Europe. Les propos de Christine Lagarde semble donc indiquer que la Troïka privilégie désormais de donner du temps à Athènes... L'Espagne dégradée, ne veut toujours pas d'aide Madrid, de son côté rechigne toujours à solliciter une aide européenne, ne souhaitant pas être comparée à la Grèce et être étroitement soumis au contrôle des autorités européennes. "Les rendements sur le marché des capitaux ont baissé pour l'Espagne, ce qui fait que le pays n'est pas disposé actuellement à demander de l'aide", a ainsi déclaré mercredi le président du Mécanisme européen de Stabilité (MES), Klaus Regling à l'hebdomadaire allemand 'Die Zeit'. Reste qu'entre temps, Standard & Poor's a décidé cette nuit, de réduire de deux crans, de "BBB+" à "BBB-" la notation souveraine du pays, qui n'est plus qu'à un cran de la catégorie dite "spéculative", ce qui pourrait avoir une répercussion sur l'évolution de ses taux...