Des salariés du Crédit Immobilier de France en appellent à François Hollande pour que leur banque vive...

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Des salariés du Crédit Immobilier de France en appellent à François Hollande pour que leur banque vive...
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Ils ont envoyé hier une lettre ouverte pour tenter de sauver leur établissement...

Plusieurs salariés du Crédit Immobilier de France ont envoyé jeudi une lettre ouverte à François Hollande et à plusieurs ministres du gouvernement, pour les interpeller sur le choix de faire disparaître leur établissement, plutôt que de proposer un plan de continuité d'activité. "Pourquoi notre institution se voit-elle imposer un traitement différent ?", s'interrogent ces salariés, qui estiment que la décision du Trésor de demander l'extinction de leur banque provoquera une absence de financement pour 170.000 logements d'ici 2017, l'arrêt de la convention avec l'Etat portant sur la construction de 25.000 logements sociaux à cette même échéance, mais aussi une menace pour 40.000 emplois directs et indirects, la fin de l'assistance, des aides aux propriétaires et aux copropriétés, des aides contre le mal logement, ou encore l'exclusion de 40.000 ménages de l'accession à la propriété et un manque à gagner fiscal de 5 milliards d'euros. Ouverture d'une commission Les salariés demandent donc au président de la République l'ouverture d'une commission parlementaire ou interministérielle sur le financement de l'accession sociale et le rôle que pourrait continuer d'y jouer le Crédit Immobilier de France dans le cadre d'une mission d'intérêt général hors champ concurrentiel, et souhaitent que leur banque ait l'autorisation de réaliser une production minimale de 250 millions d'euros par mois et bénéficie d'un assouplissement des mesures imposées actuellement par l'ACP afin de maintenir en fonctionnement l'outil de distribution et "ne pas détruire d'emplois". Le CIF s'est retrouvé en grandes difficultés après l'abaissement de sa notation crédit par une agence, qui lui a coupé l'accès au marché, sa seule source de financement car l'établissement ne dispose pas des dépôts d'une banque classique. Dans le cadre du durcissement des mesures prudentielles pour le secteur, sa structure particulière le pénalise fortement. La France a apporté sa garantie mais le Trésor a demandé l'extinction de l'établissement, qui s'est vu interdire d'accorder de nouveaux prêts.