Des entrepreneurs ne se considèrent pas comme des pigeons !

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Des entrepreneurs ne se considèrent pas comme des pigeons !
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Ils considèrent que le but d'un dirigeant de PME est d'innover et non de réaliser une plue-value spéculative

"Nous, entrepreneurs, ne nous reconnaissons pas dans cette idée selon laquelle la taxation des plus-values de cession du capital au même niveau que le travail pourrait abimer la passion d'entreprendre", rétorquent certains chefs d'entreprises au mouvement des Pigeons, dans une tribune publiée dans 'Libération'. Parmi les signataires, figure Jean-Paul Smets, PDG de l'éditeur de logiciels libre, Nexedi ou encore Jacques Rosselin, entrepreneur dans le secteur des médias et cofondateur du 'Courrier International'. "Le patron n'est pas mu par le désir de réaliser une plus-value spéculative" Le mouvement des Pigeons, notamment rejoint par Xavier Niel, le patron d'Iliad, maison mère de Free, proteste contre la proposition du gouvernement, inscrite dans le projet de loi de finances pour 2013, qui prévoit notamment de taxer les plus-values de cession de valeurs mobilières selon le barème de l'impôt sur le revenu. Une mesure qui contribuera à tuer l'entrepreneuriat, selon eux. Un argumentaire irrecevable, pour ce groupe de dirigeants pour lesquels, "le patron de PME de croissance n'est pas (...) mu par le désir de minimiser ses impôts ou de faire une plus-value spéculative en quelques années mais un aventurier qui assume le risque de ses choix et dont la revente ou la "sortie" n'est pas l'objectif quand il crée". "Relisez le projet de loi !" La contestation des Pigeons va selon eux ternir l'image des chefs d'entreprises et nuire au débat démocratique. Le principe de taxation égale, est selon eux un "gage de relations sociales durables", qui va dans le bon sens, même si beaucoup d'efforts restent encore à faire pour soutenir les PME. Ils suggèrent d'ailleurs aux Pigeons de relire le projet de loi de finances, qui prévoit le maintien des dispositifs spécifiques applicables aux dirigeants de PME partant à la retraite, ainsi qu'aux actionnaires réinvestissant une part substantielle de leur gain dans une entreprise. En réinvestissant leurs plus-values, "ils pourront échapper à l'impôt, puisque cela semble être leur préoccupation", concluent-ils.