Dernier jour d'activité pour Heuliez

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Dernier jour d'activité pour Heuliez
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Les 258 salariés de l'usine de Cerizay (Deux-Sèvres) ne désespèrent pas de parvenir à une reprise...

C'est ce soir que doit cesser l'activité de l'équipementier automobile Heuliez SAS, qui a été placé en liquidation judiciaire le 30 septembre. Mais les 258 salariés de l'usine de Cerizay (Deux-Sèvres) ne désespèrent pas de parvenir à une reprise. Ils attendent la décision du tribunal de commerce de Niort mardi après-midi sur l'offre de la Société d'économie mixte (SEM) créée à l'initiative de la région Poitou-Charentes. Le but de cette offre formulée par la région présidée par Ségolène Royal est de préserver l'outil de production en cas d'accord sur un plan de reprise par un industriel espagnol. La SEM, baptisée "Fabrique régionale du Bocage", dispose d'un capital de 900.000 euros, dont 650.000 apportés par la région, le reste provenant de plusieurs entreprises régionales. Elle conserverait l'usine en l'état en attendant un gros marché de fourniture de pièces de rechange pour Volkswagen qui, s'il se concrétisait, permettrait la reprise de l'usine de Cerizay par l'Espagnol Cosmos XXI. Ce dernier "est en négociation avec des constructeurs et attend toujours la réponse de Volskwagen. On pourrait espérer alors qu'à terme ce sont 200 à 250 personnes qui pourraient être reprises", explique le délégué CFDT Xavier Cailloux, à l'agence Reuters. Créé en 1920 Le liquidateur va envoyer les lettres de licenciement aujourd'hui aux salariés. Ils seront de fait licenciés à réception, entre samedi et mardi. Ils ont obtenu une prime de licenciement supra-légale de 10.000 euros et des aides au reclassement d'un montant total de près de 500.000 euros. Le groupe familial, créé en 1920, avait été sauvé en 2010 grâce à la reprise de la partie historique de carrosserie, ferrage, emboutissage et assemblage par Baelen Gaillard Industrie (BGI). La branche voiture électrique avait été reprise par un industriel allemand sous la marque Mia Electric avec une entrée au capital de 12% de la Région Poitou-Charentes avant de passer en juin dernier aux mains d'un consortium d'investisseurs internationaux Focus Asia GmbH.