Crise financière : la Slovaquie dit "non" au plan de soutien à l'Europe

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Crise financière : la Slovaquie dit "non" au plan de soutien à l'Europe
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Le Parlement slovaque a finalement rejeté tard dans la soirée le plan de soutien européen...

Après toute une journée de débats acharnés, le Parlement slovaque a finalement rejeté tard dans la soirée de mardi le projet d'élargissement du Fonds européen de stabilité financière (FESF)... Sur 124 députés présents, 55 élus ont voté pour le projet, 9 contre et 60 n'ont se sont abstenus... La Slovaquie était le dernier des 17 pays de la zone Euro à se prononcer, et son refus menace donc de gripper le processus de sortie de crise à un moment crucial pour l'avenir de la monnaie unique. Le plan de soutien à la Grèce a cependant fait un pas en avant hier soir. En effet, la troïka (commission européenne, BCE et FMI) a donné son accord au versement de la prochaine tranche d'aide de 8 MdsE à Athènes (la 6ème du premier plan de secours), écartant ainsi la perspective d'un défaut de paiement de la Grèce à court terme. Les observateurs ne désespèrent pas d'obtenir le feu vert de Bratislava (indispensable, le projet devant être adopté à l'unanimité des 17 membre de la zone Euro), qui dépendra de l'issue des débats de politique intérieure slovaque... Lâchée hier par un des partis de sa coalition, Iveta Radicova, le Premier ministre slovaque, pourrait se tourner vers l'opposition, qui devrait accepter de voter le texte en échange de la promesse d'organisation d'élections législatives... Les observateurs les plus optimistes envisagent même un nouveau vote sur le FESF avant la fin de cette semaine. Selon le projet élaboré le 21 juillet dernier par les chefs d'Etat européens, la Slovaquie doit apporter une quote-part de 7,7 milliards d'euros au FESF, qui porte sur un total de 440 milliards d'euros. Rappelons que ces montants sont destinés à soutenir les pays européens endettés, notamment grâce à la possibilité nouvellement créée pour le FESF d'acquérir des obligations des pays en difficulté. Les marchés réagissent avec prudence ce matin aux nouveaux développements dans la crise de la dette européenne : l'Euro recule modérément de 0,15% mais se maintient au dessus de 1,36$ à 1,3615$. Les Bourses asiatiques sont partagées, avec une baisse du Nikkei à Tokyo (-0,3%) et à Sydney (-0,5%), mais une hausse de 0,6% à Hong Kong et Séoul et un bond de 2% à Shanghai, où les rachats depuis hier d'actions bancaires par le fonds souverain chinois CIC soutiennent le moral des investisseurs..