Crise agroalimentaire : le gouvernement dégaine son "Pacte d'avenir Bretagne"

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Crise agroalimentaire : le gouvernement dégaine son "Pacte d'avenir Bretagne"
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Il prévoit dans l'immédiat de débloquer 15 millions d'euros d'aides...

Afin d'aider les entreprises bretonnes du secteur de l'agroalimentaire en difficulté, le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault a annoncé mercredi, à l'issue d'une réunion interministérielle, la "mise en oeuvre sans délai d'un plan d'urgence". Il prévoit notamment le déblocage de 15 millions d'euros dédiés au financement des investissements nécessaires au redressement de ces sociétés. "La France a besoin de la Bretagne, et nous sommes là à ses côtés", a-t-il déclaré. Contrat de sécurisation professionnelle Le plan, baptisé "Pacte d'avenir Bretagne" prévoit également la mise en place d'une mission d'appui auprès du Préfet de Région. Composée de hauts fonctionnaires, elle se chargera notamment du reclassement des salariés. Le gouvernement s'est par ailleurs engagé à leur proposer "un contrat de sécurisation professionnelle renforcé avec trois volets : un quasi-maintien du salaire net pendant 12 mois (97% en moyenne), un accompagnement renforcé avec 1 expert pour 20 salariés (contre 1 pour 50 habituellement) et un volet formation opérationnelle". La route nationale 164 exempte d'éco-taxe "Prenant en compte le caractère périphérique spécifique de la région Bretagne, l'Etat a déjà accordé une réduction de 50 % du montant de l'écotaxe et exclu du réseau taxé la route nationale 164, arc vital de la Région pour le secteur agroalimentaire, ainsi que l'intégralité du réseau local. Les véhicules affectés à la collecte de lait et les véhicules agricoles sont exonérés de l'écotaxe poids lourds", ajoute le gouvernement. Pour mémoire, cette taxe qui s'applique aux poids lourds doit entrer en vigueur au 1er janvier 2014. Suppressions de postes en cascade Plusieurs entreprises de la région sont en effet confrontées à de grandes difficultés et ont interpellé le gouvernement au cours des derniers jours. Parmi elles, figurent le groupe volailler Doux, dont la restructuration a entraîné en 2012 la perte d'un millier d'emplois , mais aussi Gad SAS, cette entreprise d'abattage et de découpe de porcs dont le site principal à Lampaul-Guimiliau, dans le Finistère, qui emploie 850 personnes, va être fermé dans les prochains jours. Sans oublier, le  volailler Tilly-Sabco et Marine Harvest, groupe norvégien leader du saumon, dont la direction a annoncé la suppression de 450 emplois en Bretagne en 2014...