Coup d'envoi de la 6ème semaine de la Finance solidaire lundi

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Coup d'envoi de la 6ème semaine de la Finance solidaire lundi
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A ce jour, plus d'un million de produits ont été souscrits, et la barre du milliard d'euros de financement solidaire a été dépassée en 2012...

Le coup d'envoi de la semaine de la Finance solidaire, qui doit durer jusqu'au 11 novembre, sera donné lundi. Une 6ème édition nationale avec pour objectif de démontrer à tous les Français "que l'on peut donner du sens à son épargne, en luttant contre le chômage, le mal-logement, et en encourageant une activité respectueuse de l'environnement", explique Sophie des Mazery, la directrice de Finansol. Une large campagne de publicité a été lancée et une centaine de manifestations va donc être organisée dans toute la France cette semaine. De l'aveu des responsables de Finansol, il reste beaucoup de travail, même si les chiffres vont dans le sens d'une vraie dynamique, amplifiée par une prise de conscience des épargnants depuis le début de la crise. A ce jour, plus d'un million de produits ont été souscrits, et la barre du milliard d'euros de financement solidaire a été dépassée en 2012 - plus de 80% des Français concernés passent d'ailleurs par l'épargne salariale. Et les résultats sont au rendez-vous puisque l'association se targue d'avoir permis en onze ans le financement de 100.000 entreprises, le logement ou le re-logement de 38.000 personnes, et d'avoir soutenu 200.000 emplois. Fort de ce constat, Finansol ambitionne d'aller plus loin, en faisant grimper la part du patrimoine des investisseurs dans le solidaire en France de un pour 1.000 à un 1%. "Cela n'a rien d'irréaliste, même si cela prendra du temps, peut-être 15 ans, au regard de l'évolution de l'encours", analyse Sophie des Mazery. Elle estime que le premier frein vient de la méconnaissance du public pour les produits d'épargne solidaire. "Notre mission, c'est de rappeler que cette démarche offre une double rentabilité. D'abord, les épargnants peuvent placer leur argent utilement, en permettant à d'autres de trouver un emploi, un logement, ou en finançant des activités favorables au développement durable", rappelle-t-elle. "Par ailleurs, ceux qui choisissent ce type de produit ne sont pas dans une logique de don. Ils choisissent d'investir leur argent, et touchent bien s�"r des intérêts, et ils peuvent aussi bénéficier d'une réduction d'impôts". Autre facteur de résistance pour les acteurs de la finance solidaire : il faut encore élargir sa collecte, en passant d'abord par l'assurance-vie, qui représente 40% du patrimoine financier des ménages. Pour y parvenir, Finansol travaille donc aux côtés des pouvoirs publics, afin de multiplier les outils solidaires aux guichets des banques et des assureurs. Le label Finansol est attribué depuis 1997 à des placements d'épargne qui "contribuent réellement au financement d'activités génératrices d'utilité sociale et environnementale ", explique l'association. C'est par exemple le cas d'Habitat et Humanisme, qui s'occupe de logement dit "très social". Elle propose à des personnes qui sortent des critères requis pour obtenir un HLM de trouver un logement avec un loyer très bas, de l'ordre de 6 euros du mètre carré à Paris. "L'association, qui a créé une foncière, affiche un capital de 110 millions d'euros", se félicite Sophie des Mazery, qui y voit le signe "qu'une action solidaire peut aussi se solder par une vraie réussite financière".