Conférence sociale : la FSU quitte elle aussi la table des discussions !

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Conférence sociale : la FSU quitte elle aussi la table des discussions !
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Les syndicats dénoncent, les uns après les autres, l'attitude du gouvernement.

Décidément, la stratégie de dialogue voulue par François Hollande prend l'eau... Après Solidaires, la CGT et Force Ouvrière, la FSU annonce à son tour qu'elle quitte la table des discussions de cette troisième conférence sociale. "Nous n'avons pas eu les réponses que nous attendions sur l'emploi, la fonction publique", a expliqué la secrétaire générale, Bernadette Groison sur I-Télé. "Pas un mot sur le rôle du service public" Dans un communiqué publié le 3 juillet dernier, l'organisation syndicale avait dit attendre "des engagements forts du gouvernement, marquants un changement de cap". Or, dans son discours prononcé lundi devant les partenaires sociaux, "le président n'a pas dit un mot sur le rôle qu'il compte faire jouer au service public", a déploré ce mardi, Bernadette Groison. La FSU rejoint donc la CGT et FO, qui ont décidé lundi de boycotter la deuxième journée de ce rendez-vous. Les organisations reprochent à Manuel Valls ne pas avoir respecté les règles du dialogue social en repoussant la mise en oeuvre de certaines mesures, à la demande du patronat. En outre, le Premier ministre a annoncé l'entrée en vigueur complète du compte-pénibilité pour 2016 au lieu de 2015, initialement prévu. Pour le leader de Force Ouvrière, ce n'est pas l'unique raison de leur absence. Jean-Claude Mailly point aussi du doigt la position du gouvernement sur le "Code du travail, les seuils sociaux" et "sa conception autoritaire du dialogue social". Plus généralement, il dénonce "la politique de l'offre" présentée par l'exécutif comme "le seul chemin possible" vers la croissance. Hollande vante les vertus du dialogue Alors que les syndicats déclinent les uns après les autres leurs présence à la conférence sociale, François Hollande a vanté lundi les mérites du dialogue social. "Libre à chacun de contester ce qui a été fait. Mais qui peut prétendre qu'on aurait fait plus vite ou mieux dans la précipitation ou le passage en force ? Je continue à revendiquer cette méthode, le dialogue social", a fait valoir le président de la République...