Comment faire de la France, "un des pays du monde où l'on vivra le mieux en 2025" ?

  • A
  • A
Comment faire de la France, "un des pays du monde où l'on vivra le mieux en 2025" ?
Partagez sur :

Un rapport du Commissariat général à la stratégie et à la prospective propose plusieurs pistes de réflexion.

A quoi ressemblera la France dans dix ans ? Un rapport de 230 pages remis ce mercredi au gouvernement, élaboré sous la direction de Jean Pisani-Ferry, commissaire général à la stratégie et à la prospective tente de définir les chantiers à mettre en oeuvre pour la prochaine décennie. "Economiquement, nous avons perdu du terrain par rapport aux pays qui avaient le même niveau que nous il y a dix ans", a alerté ce matin sur France Inter Jean Pisani-Ferry. Le rapport rappelle que le PIB par tête à reculé de 6% en l'espace de 25 ans, avec un taux de chômage toujours supérieur à 7%. Pourtant, l'Hexagone dispose de nombreux atouts qui mériteraient d'être mis à profit : sa population est jeune, son territoire uni et bien équipé en infrastructures. Il est aussi une puissance scientifique et dispose de nombreuses entreprises à envergure internationale. En finir avec les "réformes à petit pas" Une situation qui s'explique par la difficulté que la France éprouve à se projeter sur le long terme. Les petites réformes "ne rassurent pas (...) et ne sont pas efficaces. On ne sait pas sur quelles règles du jeu pérennes il faut compter", a fait valoir le Commissaire sur France Inter, prenant pour exemple les retraites. "Il faut des réformes pérennes", a-t-il martelé. Le choix d'un horizon décennal peut aider à la définition et à la mise en oeuvre d'une stratégie qui donne sens à des réformes graduelles, les inscrive dans un projet, offre aux acteurs le cadre qu'il leur faut", font valoir les auteurs de l'étude. Refonte des institutions politiques Ces réformes doivent se donner pour objectif de faire de la France "un des pays du monde où l'on vivra le mieux" en 2025. Cela passe notamment par la réussite du combat contre le chômage. Le rapport rappelle cependant que la seule mobilisation des politiques de l'emploi ne suffiront pas. Il faut mobiliser "une gamme d'instruments", allant de la macroéconomie, en passant par les institutions de marché jusqu'à la formation et l'éducation. Les auteurs développent aussi plusieurs pistes pou "découpler la croissance des atteintes à l'environnement" ou encore "pour réinvestir dans le savoir et les compétences". Ces réformes à long terme ne pourront cependant se faire sans une profonde révision des institutions politiques. Il s'agira en particulière d'appliquer strictement le principe de non cumul des mandats ou encore de nommer au moins un quart de non fonctionnaires aux postes distribués par le gouvernement.