Chypre peine à convaincre ses partenaires européens

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Chypre peine à convaincre ses partenaires européens
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L'île planche toujours sur un "plan B", après le rejet du plan de sauvetage européen...

Chypre a dévoilé jeudi les premiers détails de son "Plan B", qui ne semblent pas avoir avoir convaincu ses partenaires européens. L'île veut créer un fonds de secours dont les modalités restent encore à établir : il pourrait être basé sur les revenus des hydrocarbures, des obligations et d'autres avoirs. Aucun détail n'a filtré sur le montant que le gouvernement souhaite lever par ce biais, et surtout s'il sera suffisant pour compenser le plan de sauvetage de l'Union européenne, qui impliquait une taxation des dépôts bancaires, mais que le parlement chypriote a choisi de rejeter mardi soir. Dernier délai lundi D'après l'agence Reuters, le débat sur le "Fonds de solidarité" a été repoussé à ce vendredi, afin de permettre à l'exécutif de muscler ses propositions en menant d'autres consultations. Mais le temps presse... L'Union européenne a donné à Chypre jusqu'à lundi pour trouver les quelque six milliards d'euros nécessaires pour compléter son plan de sauvetage, sous peine d'un effondrement de son système financier. L'UE a même évoqué ouvertement jeudi le risque d'une sortie de la zone euro. L'idée de créer un fonds de solidarité semble être accueillie avec scepticisme, notamment à Berlin. "L'idée que le problème chypriote ne puisse être résolu que par les contribuables de la zone sans que les principaux créanciers des banques chypriotes soient mis à contribution est inacceptable pour les citoyens européens", déclare ce vendredi Wolfgang Schäuble, le ministre des Finances allemand, dans une interview accordée à la presse grecque. Echec à Moscou Du côté de Moscou, les tentatives chypriotes se sont également soldées par un échec. Le ministre des Finances Michael Sarris est rentré de son voyage en Russie sans résultat, après deux jours de négociations. Nicosie comptait sur son partenaire pour proroger de cinq ans, jusqu'en 2021, un prêt de 2,5 milliards d'euros obtenu en 2011, arrivant à échéance en 2016, avec à la clef une baisse du taux d'intérêt de ce prêt, fixé à 4,5% actuellement. D'autres pistes avaient été évoquées, notamment l'octroi par Moscou d'un prêt de cinq milliards d'euros supplémentaires, et de possibles investissements russes dans des banques chypriotes et dans les réserves de gaz du pays. Là non plus, les autorités russes n'ont pas été convaincues par l'argumentaire de Chypre...