Christine Lagarde affiche sa confiance dans le dossier Tapie

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Christine Lagarde affiche sa confiance dans le dossier Tapie
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La Cour de justice de la République se réunit pour décider de l'éventuelle ouverture d'une enquête contre la ministre pour "abus d'autorité"...

Christine Lagarde s'affirme sereine, alors que la Cour de Justice de la République se penche aujourd'hui sur son rôle dans l'arbitrage ayant débouché sur l'attribution de 285 millions d'euros à Bernard Tapie en 2008. "Je suis toujours confiante" a confié à la presse la ministre de l'Economie, en déplacement à Lisbonne pour assister à la réunion annuelle de la Banque africaine de développement ce vendredi. C'est donc aujourd'hui que la CJR se réunit pour décider de l'éventuelle ouverture d'une enquête contre Christine Lagarde dans l'affaire Tapie/Crédit Lyonnais pour "abus d'autorité". Une enquête qui pourrait gêner sa candidature à la tête du Fonds Monétaire International, dont le nouveau directeur général doit être nommé avant la fin du mois de juin. Pour l'instant, trois candidats se sont déclarés pour remplacer Dominique Strauss-Kahn, démissionnaire après des accusations d'agression sexuelle contre une femme de ménage du Sofitel de Manhattan. Outre Christine Lagarde, le Mexicain Augustin Carstens, gouverneur de la Banque centrale du Mexique, mène une campagne active en faveur des pays "émergents", tandis que Grigori Martchenko, le chef de la Banque centrale du Kazakhstan, apparaît comme un outsider... Christine Lagarde, qui revient d'une tournée de campagne au Brésil, en Inde et en Chine, n'a pas obtenu d'engagements très clairs quant aux votes de ces trois pays, qui ont surtout appelé à ce que le poste de patron du FMI soit attribué selon les mérites et non selon la nationalité du candidat. Toutefois, les émergents ne sont pas parvenus pour l'instant à s'unir autour d'un candidat commun, et l'un de ces pays, la Russie, s'est même déclaré favorable à Mme Lagarde lors du récent sommet du G8 à Deauville. De son côté, l'Union africaine a clairement demandé que la direction du FMI revienne à un non-Européen, et plus particulièrement à un Africain... Pour l'instant, aucun candidat africain ne s'est cependant déclaré, mais l'ex-ministre des Finances sud-africain Trevor Manuel est régulièrement cité. Aux yeux des observateurs, elle reste bien placée pour obtenir la majorité de voix grâce au soutien de la plupart des pays européens, du Japon, de la Russie et sans doute au final des Etats-Unis, principal actionnaire du FMI. Pour beaucoup, la ministre française apparaît en effet comme la plus apte à l'heure actuelle pour gérer la grave crise de la dette européenne, qui empoisonne les marchés obligataires depuis 18 mois. A noter que Mme Lagarde a pris soin pendant sa campagne de promettre une large ouverture des postes de responsabilité au sein du FMI à des personnalités des pays émergents. Elle a notamment laissé entendre la possibilité d'offrir un poste de directeur adjoint à Zhu Min, conseiller économique au FMI et ancien directeur adjoint de la Banque centrale chinoise...