Chômage : le leader de la CFDT agacé par les commentaires sur "l'inversion de la courbe"

  • A
  • A
Chômage : le leader de la CFDT agacé par les commentaires sur "l'inversion de la courbe"
Partagez sur :

Laurent Berger appelle le gouvernement et les acteurs à se mobiliser plutôt que de "faire des commentaires mensuels"...

Alors que le nombre de demandeurs d'emplois a progressé de 1,9% en septembre, pour s'établir à 3,29 millions de personnes, le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger a vivement critiqué ce matin sur RTL l'attitude du gouvernement. "Ce qui m'agace c'est que l'on parle de courbe (...) on ne parle pas de gens". "Il ne faut pas résoudre le débat sur le chômage à un commentaire mensuel sur une courbe. C'est ça le problème aujourd'hui, c'est qu'il n'y a pas de cap", a-t-il déploré. Mobilisation des acteurs "Personne n'a la solution miracle pour lutter contre le chômage", mais Laurent Berger estime qu'il faut agir sur deux fronts : renforcer l'accompagnement des chômeurs et engager une politique de croissance beaucoup plus forte. Dans un communiqué, la secrétaire générale adjointe du syndicat, Véronique Descacq "appelle tous les acteurs, particulièrement les employeurs, à se mobiliser et à négocier pour sauvegarder l'emploi, améliorer l'entrée dans la vie active et le retour à l'emploi". Parmi les leviers à actionner, elle cite les accords pour le maintien dans l'emploi, l'activité partielle, la formation des chômeurs mais aussi les contrats de génération qui peinent à séduire. "Responsabilité du patronat" Sur ce dernier point, Laurent Berger en appelle à "la responsabilité du patronat". Cette semaine, le ministre du Travail, Michel Sapin a fait un point sur ces contrats qui ont pour but de favoriser l'embauche de jeunes en CDI tout en maintenant les seniors dans l'emploi, grâce à des allègements de charges. Et le compte n'y est pas. L'objectif initial fixé par le gouvernement était d'embaucher 500.000 jeunes d'ici 2017, soit 100.000 par an. La cible a récemment été abaissée à 75.000. Or, à ce jour, seulement 12.800 entreprises de moins de 50 salariés, les seules à pouvoir bénéficier des primes de 4.000 euros par an sur une période de trois ans qui l'accompagnent sans obligation de négociation préalable, ont déposé des demandes d'aides auprès de l'administration...