Chine: un agenda des réformes économiques encore un flou...

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Chine: un agenda des réformes économiques encore un flou...
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Le Parti Communiste chinois s'est contenté de grandes déclarations à l'issue de quatre jours de réunion en plénum...

La montagne aurait-elle accouché d'une souris ? Attendu avec ferveur par les milieux financiers sur ses futures réformes, le PC chinois s'est contenté de déclarations générales, affirmant le "rôle décisif" du marché, mais saluant aussi le rôle "fondamental" des entreprises publiques dans l'économie chinoise. Les Bourses asiatiques, qui espéraient obtenir des éléments plus concrets concernant les réformes à venir, ont affiché leur déception ce matin : l'indice Shanghai Composite a cédé 1,7% et le Hang Seng a chuté de 1,8% à Hong Kong, tandis que Séoul a perdu 1,6%, Taiwan 1,1% et Sydney a lâché 1,37% à la clôture.   Rôle décisif des marchés   A l'issue de quatre jours de réunion en plénum, les 376 membres du comité central du parti communiste chinois ont fait savoir que le marché jouera à l'avenir "un rôle décisif" dans l'allocation des ressources et dans les mécanismes de détermination des prix, et que l'indépendance de la justice chinoise sera renforcée. Ces engagements constituent un pas en avant dans la reconnaissance des marchés, dont le rôle étaient jusqu'ici qualifié "de base", souligne l'agence officielle 'Chine Nouvelle'. Pour autant, les entreprises publiques, qui dominent encore l'économie chinoise et bénéficient de l'essentiel des investissements, restent au "un élément fondamental de notre système", rappelle le parti. Une déclaration qui semble écarter l'hypothèse, parfois évoquée dans la presse, d'une privatisation partielle de ces groupes publics dans les années à venir.   Le PC promet des réformes globales   Confronté à un ralentissement économique, une flambée des prix immobiliers, un endettement public et privé très élevés et une paupérisation de sa population rurale, le PC chinois promet de parvenir à des "résultats décisifs" d'ici à 2020, grâce à des réformes "globales". Le pouvoir s'engage notamment à améliorer la "gouvernance sociale" et à  "promouvoir la réforme des terres agricoles" afin de "donner davantage de droits aux agriculteurs sur la propriété" des terres qu'ils cultivent.   Malgré ces engagements à réformer l'économie, le parti ne montre en revanche aucun signe de volonté d'ouverture politique. Le PC chinois vise ainsi à "améliorer le système de management culturel", un euphémisme pour signifier que  la nouvelle équipe au pouvoir compte renforcer la mainmise de Pékin sur les médias et sur internet.