"Ce n'est pas le retour des privatisations", assure Pierre Moscovici

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"Ce n'est pas le retour des privatisations", assure Pierre Moscovici
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Alors que Jean-Marc Ayrault a annoncé que le gouvernement veut réduire les participations de l'Etat dans un certain nombre d'entreprises publiques...

"Ce n'est pas le retour des privatisations", a assuré Pierre Moscovici sur iTélé ce lundi, alors que Jean-Marc Ayrault a annoncé que le gouvernement veut réduire les participations de l'Etat dans un certain nombre d'entreprises publiques. "C'est une gestion fine du capital de l'Etat en conservant son rôle d'Etat stratège, pour lui permettre de mieux investir dans l'avenir du pays et de relancer son économie et sa croissance et de répondre à l'objectif de François Hollande qui est d'inverser la courbe de chômage d'ici la fin de l'année 2013", a recadré le ministre de l'Economie. Pour Pierre Moscovici, cette "gestion stratégique"des participations de l'Etat peut passer par une réduction des taux de participation ou encore une vente des participations non stratégiques. "Le stock ou le capital est de 60 milliards d'euros, il n'est évidemment pas question de faire ça mais ça peut permettre d'abonder ici et là les ressources que nous avons, par exemple le plan d'investissement d'avenir", a-t-il déclaré. EDF en 1ère ligne Sans détailler l'identité des sociétés concernées, Jean-Marc Ayrault a précisé dimanche sur TF1 que les participations concernées sont celles qui sont à un niveau important. Il a assuré qu'il s'agissait de financer l'investissement et non de boucher des trous dans le budget. Le portefeuille des participations cotées de l'Etat valait 62,52 milliards d'euros sur la base des cours du 2 mai au soir. Parmi elles, EDF (84,44% du capital, 26,9 milliards d'euros de valorisation), Aéroports de Paris (54,5% du capital, 3,73 milliards d'euros de valorisation) et GDF SUEZ (36,7% du capital, 14,6 milliards d'euros de valorisation) sont les trois plus importantes en terme de capital. L'Etat a amorcé son désengagement d'EADS dernièrement, et détient aussi des parts non négligeables de Safran (27,08%, après avoir cédé des parts cette année), Thales (27,08%), Air France KLM (15,88%),Renault (15,01%) ou Areva (14,33%).