Carmat peut reprendre ses essais, le titre bondit en bourse

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Carmat peut reprendre ses essais, le titre bondit en bourse
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Trois nouveaux patients vont pouvoir être recrutés pour une implantation du coeur artificiel.

Le titre Carmat s'envole de près de 15% à la Bourse de Paris jeudi, alors le concepteur et développeur du projet de coeur artificiel a obtenu l'autorisation de reprendre ses essais. Le comité de protection des personnes, le comité de sécurité ainsi que les autorités réglementaires ont émis un avis favorable à la reprise du recrutement des trois patients suivants de l'essai de faisabilité. La société rappelle que, sous réserve d'obligations réglementaires ou de circonstances particulières, elle ne prévoit pas de communiquer sur les résultats intermédiaires de l'essai de faisabilité en cours. Le recrutement avait été suspendu en mars 2014 par la société pour permettre l'analyse des données issues de la première implantation. La société avait en effet annoncé le décès du premier malade implanté. Le recrutement avait alors été suspendu par la société pour permettre l'analyse des données issues de la première implantation. "Un bon signal" "C'est plutôt un bon signal", juge Arnaud Guérin, analyste chez Portzamparc, interrogé par l'agence de presse Reuters. "Cela pourrait aller assez vite, tout dépend des recrutements mais cela pourrait être bouclé dans les trois à six mois". Selon lui, "le problème, c'est qu'on ne sait pas ce qu'ils ont mis en place pour que cela se passe mieux par la suite", regrette Arnaud Guérin. Inventé par le chirurgien français Alain Carpentier, le coeur artificiel de Carmat mime le fonctionnement du coeur naturel. Il est destiné à des malades souffrant d'une insuffisance cardiaque à un stade terminal et dont l'espérance de vie est très courte. Entre 100.000 et 120.000 malades pourraient potentiellement bénéficier de la technologie de Carmat en Amérique du Nord et en Europe, pour un marché mondial évalué à environ 16 milliards d'euros. Le coeur artificiel sera commercialisé dans deux à cinq ans, a déclaré début janvier le président de l'entreprise, Jean-Claude Cadudal.