Cahuzac : le parquet de Paris demande une information judiciaire contre X

  • A
  • A
Cahuzac : le parquet de Paris demande une information judiciaire contre X
Partagez sur :

Plusieurs témoins ont reconnu la voix du ministre sur l'enregistrement révélé par Mediapart...

Nouvel épisode dans l'affaire Jérôme Cahuzac... Le parquet de Paris annonce ce mardi qu'il requiert l'ouverture d'une information judiciaire contre X, notamment pour blanchiment de fraude fiscale. Une enquête préliminaire de police avait été ouverte le 8 janvier, pour déterminer si le ministre du Budget a détenu ou non un compte en Suisse afin de dissimuler des revenus au fisc. "Les investigations menées dans le cadre de l'enquête préliminaire doivent désormais se poursuivre dans un cadre procédural plus approprié au regard de la complexité des investigations à diligenter, notamment la mise en oeuvre complète de l'entraide répressive internationale, en Suisse, mais aussi à Singapour", explique le parquet dans un communiqué. "Intonations de la voix" Autre mauvais point pour le ministre du Budget : sa voix a bien été identifiée par plusieurs personnes sur la bande dévoilée par Mediapart, comme étant celle de l'interlocuteur qui évoquait la détention d'un compte bancaire en Suisse. "Trois témoins, à qui les enquêteurs ont fait écouter l'enregistrement, ont dit reconnaître la voix de Monsieur Jérôme Cahuzac et un témoin des "intonations de la voix"", écrit le parquet. Le site d'information Mediapart avait affirmé ce week-end que d'après l'expertise de la police technique et scientifique, la bande n'avait pas été manipulée et qu'il s'agissait bien de la voix du ministre. Une information reprise par 'Le Parisien', qui a fait réagir l'intéressé dans un communiqué. "Que trois témoins proches des accusateurs affirment avoir reconnu la voix de Jérôme Cahuzac sur un enregistrement non authentifié ne change rien au fait, lui authentifié, que la banque UBS a certifié auprès de ses autorités que monsieur Cahuzac ne détenait aucun compte chez elle, ni n'en avait fermé un en février 2010 contrairement à ce que Mediapart avait cru pouvoir affirmer", écrit le ministre.