Cafés & Brasseries protestent contre le projet de loi de financement de la Sécu

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Cafés & Brasseries protestent contre le projet de loi de financement de la Sécu
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Les professionnels du secteur rappellent que la bière représente aujourd'hui 25% du chiffre d'affaires...

Décidément, même si le gouvernement dit vouloir agir dans la justice sociale, son projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2013 fait beaucoup de mécontents... Cette fois, c'est au tour de l'"UMIH Cafés-Brasseries-Etablissements de nuit" de protester. La bière : 25% du chiffre d'affaires des cafés "En augmentant la taxe sur les bières, le gouvernement affaiblit le pouvoir d'achat des consommateurs, fragilise un secteur déjà en danger et menace la ruralité", souligne le président de cette section de l'UMIH, Laurent Lutsre, rappelant au passage qu'en l'espace de 50 ans, le nombre de cafés en France est passé de 200.000 à moins de 30.000, et que, "chaque jour en province, deux bistrots mettent la clé sous la porte". Dans ce contexte, la bière représente aujourd'hui 25% du chiffre d'affaires des établissements. Une hausse de 5 centimes par demi Le gouvernement estime de son côté que la hausse reste minime, de l'ordre de cinq centimes sur un demi de bière, et fait remarquer que "le niveau de fiscalité spécifique sur les bières, se situe actuellement en France à un niveau particulièrement bas par rapport aux autres pays européens (22ème place sur 27, loin derrière les Pays-Bas, le Royaume-Uni ou l'Irlande)". Actuellement, la taxe sur la bière varie entre 1,38 euro et 2,75 euro par hectolitre, en fonction du degré d'alcoolémie de la boisson et du volume de production de la brasserie.