Budget : 7,1 milliards d'euros de nouveaux impôts, mais pas pour tout le monde

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Budget : 7,1 milliards d'euros de nouveaux impôts, mais pas pour tout le monde
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Le gouvernement rappelle une fois encore que ce sont les ménages les plus aisés qui porteront l'essentiel des efforts...

Les impôts augmenteront cette année et l'année prochaine... Compte tenu du ralentissement économique (prévision ramenée à +0,3% en 2012 contre +0,7% dans le programme de stabilité), Bercy a annoncé ce mercredi une hausse de 7,2 milliards d'euros de prélèvements obligatoires pour 2012 et de 6,1 milliards en 2013, dans le cadre du projet de loi de finances rectificatives. Un passage obligatoire, selon le gouvernement pour atteindre l'objectif de réduction du déficit de 4,5% du PIB à la fin 2012 et ce, même si la France a déjà l'un des taux de prélèvements obligatoires les plus élevés de l'OCDE (environ 45%). Ces hausses d'impôts n'affecteront pas tous les Français, assure le ministère de l'Economie. La charge des recettes supplémentaires proposées "se répartit à 53% sur les ménages et à 47 % sur les entreprises", peut-on lire dans le projet rectificatif. "Au sein des ménages, ce sont les ménages dont les patrimoines ou les revenus sont les plus élevés qui sont, pour l'essentiel, mis à contribution puisqu'ils supportent 73% des prélèvements supplémentaires à la charge des ménages", ajoute Bercy. Parmi les mesures qui rapporteront le plus de recettes à l'Etat en 2012, on retiendra la contribution exceptionnelle sur la fortune (2,32 milliards d'euros), la fin des exonérations de charges sur les heures supplémentaires (980 millions d'euros) mais aussi la contribution exceptionnelle sur le secteur pétrolier (550 millions). Par ailleurs, la suppression de la TVA dite "sociale", qui devait être relevée de 19,6% à 21,2% en contrepartie d'une baisse des charges patronales au 1er octobre prochain, aura un rendement de 800 millions d'euros. Car, rappelle le gouvernement, la hausse de 2 points des prélèvements sociaux sur les revenus du patrimoine ou de placement déjà en vigueur, est maintenue. En revanche, les mesures visant à faire contribuer le secteur financier relèvent davantage du symbole. La taxation accrue sur les stock-options - de 14% à 30% ne rapportera que 50 millions d'euros en 2012 et devrait permettre à l'Etat de récupérer 320 millions d'euros en année pleine. De même, le doublement de la taxe sur les transactions financière (0,2%) représente une recette de 170 millions d'euros pour cette année... Si l'effet immédiat porte sur les recettes,"les efforts en dépenses se déploieront sur la totalité de la mandature", a souligné mercredi le ministre des Finances, Pierre Moscovici, lors d'un point de presse.