Bruxelles valide le projet de budget de la France... du bout des lèvres

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Bruxelles valide le projet de budget de la France... du bout des lèvres
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La Commission européenne estime qu'il est conforme à la réglementation mais que les marges de manoeuvre sont faibles...

La Commission européenne a validé le projet de budget 2014 de la France, présenté le 1er octobre dernier. Elle estime que les mesures qu'il contient "sont suffisantes pour assurer des progrès adéquats en 2013-2014 en vue de la correction du déficit excessif en 2015 au plus tard". Effort de 18 milliards d'euros Pour mémoire, le PLF 2014 table sur un déficit ramené de 4,8% à 4,1% du PIB fin 2013 puis à 3,6% en 2014 avant de tomber sur la cible des 3% d'ici deux ans. L'effort prévu pour atteindre l'objectif 2014 est de 18 milliards d'euros, dont 15 milliards  - 9 milliards sur l'Etat et 6 milliards sur les comptes sociaux - sous forme d'économies et trois milliards d'euros sous la forme de prélèvements supplémentaires. Parallèlement, Bercy vise une croissance de +0,9% après +0,1% cette année. Peu de marges de manoeuvre Si Bruxelles juge le projet "conforme" aux règles, il précise qu'il "ne laisse aucune marge de manoeuvre". Outre le fait que la pression fiscale atteint des sommets, l'équation s'annonce également périlleuse sur le volet des économies, le gouvernement étant revenu sur plusieurs dispositifs. C'est ne cas notamment de l'écotaxe, censée rapporter un peu plus d'un milliard d'euros à l'Etat en année pleine. Fin octobre, le ministre du Budget Bernard Cazeneuve, avait espéré une conclusion rapide des discussions sur la refonte du dispositif et précisé que Bercy préparait des mesures d'économies pour compenser l'impact financier de cette suspension. Manque de réformes structurelles Enfin, la Commission européenne juge "les progrès limités dans la partie structurelle des recommandations budgétaires formulées par le Conseil dans le cadre du semestre européen". Elle n'est pas la seule puisque jeudi l'OCDE a jugé qu'il était indispensable que la France relance sa compétitivité pour renouer durablement avec la croissance. L'organisme plaide notamment pour une grande réforme de la fiscalité, celle sur le travail étant particulièrement élevé.