Bruxelles peaufine son plan contre les surcoûts dans les télécoms

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Bruxelles peaufine son plan contre les surcoûts dans les télécoms
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Le rendez-vous a été repoussé à jeudi, en raison d'un calendrier déjà bien chargé à Bruxelles. C'est donc demain que sera adopté le "paquet télécoms" de l'Union européenne, destiné à rendre le secteur plus compétitif. La mesure-phare de ce texte ambitionne de revenir sur le manque de concurrence sur le marché du "roaming", ou co�"t d'itinérance. A partir de juillet 2014, les opérateurs disposant d'alliances européennes seraient contraints d'aligner le co�"t des appels depuis l'étranger sur leurs tarifs nationaux, sous peine de se voir imposer des plafonds encore plus sévères qu'aujourd'hui. En échange, ils ne seraient plus obligés comme aujourd'hui de proposer à leurs clients de passer par un autre opérateur en cas de déplacement à l'étranger. Racines du problème Le dossier est défendu par Neelie Kroes, la commissaire européenne en charge de l'Agenda numérique : "Cette proposition s'attaque aux racines du problème - le manque de concurrence sur le marché du roaming - en donnant aux consommateurs un plus grand choix et en donnant aux opérateurs alternatifs un accès plus facile à ce marché", déclarait-elle en 2011, au démarrage de ce projet. A l'époque, la Commissaire ambitionnait de faire chuter de manière immédiate les prix des données en roaming, sur lesquels les opérateurs ont des marges "outrageuses", selon ses propres mots. Le changement pourrait se faire nettement sentir pour les consommateurs qui voyagent. Actuellement, un appel passé depuis l'étranger peut être facturé jusqu'à 24 centimes HT la minute. Pour un appel reçu, la limite est de 7 centimes. Les SMS sont aussi concernés, à hauteur de 8 centimes par envoi, tout comme le transfert de données (45 centimes par Mo).