Bruxelles lance un bilan approfondi sur l'excédent commercial allemand

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Bruxelles lance un bilan approfondi sur l'excédent commercial allemand
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La faiblesse de la demande intérieure en Allemagne freinerait la reprise en zone euro...

Comme attendu, la Commission européenne a annoncé mercredi le lancement d'un bilan approfondi en Allemagne, afin de mieux analyser le déséquilibre sur l'excédent de la balance des paiements courants. Il devrait atteindre 7% du PIB cette année, alors que la "limite" fixée par Bruxelles se situe à 6%. La tendance devrait se poursuivre jusqu'en 2015. L'excédent allemand est ainsi l'un des plus élevés du monde, en termes absolus. L'excédent commercial peut-être néfaste Si la démarche peut surprendre, Bruxelles rappelle que l'excédent de la balance commerciale n'est pas forcément le signe d'une économie robuste. En outre, il peut "être le résultat de perspectives erronées, d'une mauvaise évaluation des risques ou de distorsions du marché, ou refléter des interventions politiques inappropriées ou des faiblesses dans la supervision financière". Ces défaillances "entraînent une mauvaise affectation des ressources et l'accumulation de déséquilibres et de fragilités dans les pays excédentaires et déficitaires", poursuit-elle. Stimuler la demande intérieure Dans le cas allemand, la faiblesse de la demande intérieure pourrait être un des éléments de déstabilisation au sein de la zone euro. Pour la soutenir, la Commission lui recommande donc de faire progresser les bas salaires, en réduisant les cotisations sociales élevées notamment. Par ailleurs, "un accroissement de l'investissement et/ou une diminution globale de l'épargne - taux parmi les plus élevés de la zone euro - pourraient se révéler bénéfiques", sans pour autant nuire à sa compétitivité. Elle lui recommande enfin, de prendre des mesures pour stimuler la concurrence dans le secteur des services. L'Allemagne conteste Récemment, les Etats-Unis ont également critiqué la dépendance du pays au commerce extérieur et la croissance anémique de la demande intérieure. Le ministère de l'Economie a jugé la critique américaine "incompréhensible", puis a réaffirmé qu'"il  n'y a pas en Allemagne de déséquilibres qui mériteraient une correction", ajoutant que les salaires allemands connaissent "une croissance robuste"...