BNP Paribas : François Hollande juge la sanction "disproportionnée"

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BNP Paribas : François Hollande juge la sanction "disproportionnée"
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Le président français évoquera le dossier ce soir à l'occasion d'un dîner avec Barack Obama.

François Hollande compte bien évoquer le dossier BNP Paribas avec Barack Obama ce jeudi soir, à l'occasion d'un dîner à Paris, en marge de la commémoration du débarquement allié du 6 juin 1944 en Normandie. Si "la justice est indépendante, elle l'est aux Etats-Unis, elle l'est en France", le chef de l'Etat compte bien faire remarquer "le caractère disproportionné de l'amende", a-t-il déclaré hier à la presse, lors d'un déplacement à Varsovie, rapporte Reuters. "Faire valoir des arguments" "Nous sommes dans une phase où c'est la BNP qui négocie. Ce n'est pas la France qui le fait. Moi je ne suis là que pour faire valoir un certain nombre d'arguments", a-t-il ajouté. BNP Paribas est accusée par la justice américaine d'avoir violé l'embargo sur les transactions financière avec le Soudan, l'Iran et Cuba. Elle pourrait encourir une amende record de dix milliards de dollars. Comme annoncé dans la presse mercredi, François Hollande a confirmé avoir envoyé un courrier à Barack Obama le 7 avril dernier. Il jugeait déjà le montant de la sanction "disproportionné". S&P sanctionne Une sanction qui affole également les agences de notation... Hier, Standard & Poor's a annoncé son intention de placer la note de crédit long terme ('A+') de BNP Paribas sous surveillance avec implication "négative". L'agence craint qu'une sanction financière majeure fasse chuter les fonds propres de BNP Paribas. Elle risquerait d'entraîner une réduction du montant des crédits accordés par la banque, au moment où la croissance française reste anémique.