Berlusconi dénonce les "politiques germano-centrées" adoptées en Europe

  • A
  • A
Berlusconi dénonce les "politiques germano-centrées" adoptées en Europe
Partagez sur :

"Il Cavaliere" a choisi l'offensive pour son retour en politique...

Son retour sur la scène politique à peine annoncé, Silvio Berlsuconi passe à l'offensive en s'attaquant aux marchés et à Mario Monti... A 76 ans, 'Il Cavaliere' a annoncé ce weekend qu'il briguerait de nouveau la présidence du Conseil, malgré les sondages qui lui sont pour le moment nettement défavorables. Il n'est en effet crédité que de 18% des voix pour le moment, et s'est donc lancé dans une campagne très animée. "Situation de crise bien pire" Silvio Berlusconi s'en est pris à l'actuel président du Conseil, Mario Monti, qui lui a succédé en 2011 et a annoncé ce weekend son intention de démissionner avant le vote du prochain budget. "Le gouvernement Monti a suivi les politiques germano-centrées que l'Europe a tenté d'imposer à d'autres Etats et a créé une situation de crise qui est bien pire que lorsque nous étions au gouvernement", a déclaré Sivio Berlusconi sur Canale 5. Il a estimé que Berlin avait profité de la crise financière pour abaisser les taux auxquels elle emprunte sur les marchés de la dette au détriment d'autres Etats. Mardi en fin de matinée, le différentiel de spread entre les emprunts italiens à dix ans et les Bund allemands (référence de marché), était d'environ 343 points de base, en recul par rapport à lundi où il avait dépassé les 352 points de base. Le spread, une arnaque "Le 'spread' est une arnaque, une invention utilisée pour mettre en échec une majorité gouvernementale élue par les Italiens et qui gouvernait notre pays (...) Nous n'en avions jamais entendu parler auparavant, on n'en parle que depuis un an et en quoi cela importe-t-il ?", s'est interrogé Silvio Berlusconi sur Canale 5. Mario Monti a répondu aux critiques sur l'action de son gouvernement sur l'antenne de la Rai. "La politique est par-dessus tout une question de culture, c'est-à-dire essayer de donner une direction aux idées des gens", a-t-il déclaré. "Je pense l'avoir fait lorsque j'étais professeur, j'essaie de le faire dans cette brève période où je suis président du Conseil, je suis sûr que, quelle que soit la casquette que je porterai à l'avenir, je continuerai à le faire", a-t-il ajouté, sans donner plus de précisions sur son intention ou non de se présenter aux prochaines législatives. Les élections anticipées devraient se dérouler en Italie dès février 2013, soit trois mois avant la date initialement prévue pour ce scrutin.