Banques : une baisse disproportionnée, mais une pression réelle, selon Fitch

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Banques : une baisse disproportionnée, mais une pression réelle, selon Fitch
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L'agence juge néanmoins que la chute des cours de bourse des françaises est "disproportionnée"...

Fitch Ratings estime dans une étude parue ce jeudi que la chute des cours de bourse des banques françaises est "disproportionnée" par rapport aux risques sous-jacents auxquels elles font face, mais pense néanmoins que l'impact des tendances de marché négatives et de fondamentaux liés renforcent la pression baissière sur leur notation crédit, ce qui est également le cas des autres établissements européens. Fitch rappelle que les banques françaises ont la plus large exposition transfrontalière aux dettes grecque, irlandaise, portugaise, espagnole et italienne. Si les trois premières sont plutôt modestes, l'inclusion de l'Espagne et a fortiori de l'Italie change la donne. Toute dépréciation supplémentaire sur la détention de dette grecque serait maîtrisable, mais un problème sur la dette transalpine ou une récession majeure en Italie serait plus problématique, même si Fitch n'entrevoit pas de défaut de Rome même dans un scenario très adverse. L'agence estime que les ratios prudentiels des banques hexagonales vont remonter progressivement grâce aux mesures annoncées et au phénomène de rétention des résultats. Cependant, les ratios actuels et futurs souffrent la comparaison avec ceux mis en place par d'autres établissements européens ou leurs régulateurs. Le bureau d'études s'interroge sur le fait de savoir si les efforts annoncés récemment seront suffisants. Si une recapitalisation s'avérait nécessaire, l'Etat serait mis à contribution, sans doute via des titres hybrides. Fitch, qui note que les parties ont pour l'heure résisté à la tentation d'une telle issue, estime que cela serait de nature à apaiser les tensions, mais ne serait pas considéré comme une solution pérenne en tant que telle.