Bank of America : vers une amende supérieure à celle de JP Morgan ?

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Bank of America : vers une amende supérieure à celle de JP Morgan ?
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La FHFA s'apprêterait à elle seule à réclamer à Bank of America une amende supérieure à 6 milliards de dollars...

Dans le scandale des crédits "subprimes", la justice américaine pourrait se montrer encore plus sévère avec Bank of America qu'envers JP Morgan. Cette dernière vient d'être forcée de payer une amende record  de 13 milliards de dollars répartie entre différents plaignants, affirme la presse anglo-saxonne du week-end. Une amende supérieure à celle de JP Morgan? Dans le détail, quatre milliards iraient au régulateur du financement immobilier FHFA (Federal Housing Finance Agency) en échange de l'abandon de ses poursuites, 4 autres milliards viendraient dédommager les consommateurs lésés, et 5 milliards seraient versés au titre d'amendes.Or, selon le 'Financial Times' du jour, la FHFA s'apprêterait à elle seule à réclamer à Bank of America une amende supérieure à 6 milliards de dollars, ce qui pourrait porter la facture finale à un niveau encore plus élevé que celui de JP Morgan... Poursuites de la FHFA La FHFA contrôle les activités de Fannie Mae and Freddie Mac, les deux sociétés de refinancement hypothécaire parapubliques qui ont échappé de peu à la faillite en 2008, plombées par la dépréciation des actifs toxiques adossés à des crédits immobiliers que les banques leur avaient vendu. A la suite de cette crise, la FHFA a entamé des poursuites à l'encontre de 17 institutions bancaires, en les accusant d'avoir enfreint les règles en vendant ces MBS ("mortgage backed securities") dont elles n'ignoraient pas les risques... Or, Bank of America a vendu pour une valeur nominale de 57 Mds$ de ces titres à Fannie et Freddie, un montant supérieur à JPMorgan (33 Mds$). Après ces deux poids-lourds américain, la banque la plus exposée à ce scandale est la britannique Royal Bank of Scotland avec 30 Mds$ de MBS, suivie dans une moindre mesure par des établissements comme Crédit Suisse, Goldman Sachs et Barclays. De leur côté, UBS, Citigroup et General Electric sont déjà parvenus à un accord à l'amiable avec les autorités américaines.