Ayrault promet de limiter les conséquences dans le budget de la Défense

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Ayrault promet de limiter les conséquences dans le budget de la Défense
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Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a réagi vendredi à la grogne provoquée par les réductions d'effectifs prévues dans l'armée. "Nous nous attacherons bien s�"r, et j'y veillerai personnellement, à limiter les conséquences de ces évolutions pour les territoires", a déclaré Jean-Marc Ayrault dans un discours à l'ouverture des sessions nationales de l'Institut des hautes études de la Défense nationale et de l'Institut national des hautes études de la sécurité et de la justice. Le gouvernement a annoncé jeudi la restructuration ou la fermeture d'une demi-douzaine d'unités et de bases de l'armée de terre et de l'aviation. De quoi entraîner la suppression d'au moins 7.500 postes en 2014. Le budget de la Défense restera stable en 2014, à 31,4 milliards d'euros hors pensions. Au total, dans le cadre des ces ajustements, 24.000 postes doivent être supprimés à l'horizon 2019. "Savoir-faire militaire" "Je veillerai à ce que la plus grande attention soit portée au dialogue avec les élus et à une mobilisation de tous les services de l'Etat pour assurer l'accompagnement économique des collectivités territoriales concernées", a-t-il ajouté en présence des ministres de l'Intérieur et de la Défense, Manuel Valls et Jean-Yves Le Drian. Les protestations n'ont pas tardé à fuser, et le dossier est sensible, alors que les élections municipales et européennes sont programmées l'année prochaine. Le Front national, fortement implanté dans le sud-Est de la France, directement concerné par certaines des restructurations prévues pour 2014, accuse le gouvernement de "brader" le "savoir-faire militaire"et l'"indépendance diplomatique" de la France faute "d'avoir le courage de mener des réformes structurelles". L'armée est aussi sortie de réserve. Le "Cercle des sentinelles de l'Agora", club de réflexion réunissant d'ex-officiers des trois armes, de sensibilités diverses, a ainsi déploré dans un manifeste que l'armée française était désormais réduite à "l'état d'échantillon".