Athènes "doit tenir parole", exige José Manuel Barroso

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Athènes "doit tenir parole", exige José Manuel Barroso
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Les dirigeants grecs ont échoué hier à s'entendre sur le nouveau plan d'économies de 11,7 milliards d'euros pour 2013 et 2014...

Les dirigeants des partis grecs qui soutiennent la coalition au pouvoir se sont quittés sur un échec hier soir à Athènes. Ils ne sont pas parvenus à trouver un accord sur le nouveau plan d'économies de 11,7 milliard d'euros pour 2013 et 2014, imposé par les créanciers internationaux. Les discussions doivent donc reprendre lundi. "Nous n'avons pas fini", a confirmé Fotis Kouvelis, le leader de la Gauche démocratique. "Nous allons continuer de travailler sur tous les sujets." C'est donc un nouvel échec pour le gouvernement grec, qui doit faire ses preuves : le plan doit convaincre la "troïka", formée par la banque centrale européenne, le Fonds monétaire internationale et la Commission européenne qu'Athènes, menacée de sortir de la zone euro, mène assez de réformes pour recevoir une nouvelle aide financière. "Tenir parole, tenir parole, tenir parole !" José Manuel Barroso, le président de la Commission européenne, était en Grèce hier pour la première fois depuis trois ans, afin d'assurer le pays du soutien de Bruxelles. "Le mot-clé ici est de tenir parole. Tenir parole, tenir parole, tenir parole !", a-t-il répété, ajoutant qu'il était convaincu que le gouvernement grec respecterait ses engagements. "La Grèce devrait rester dans la zone euro aussi longtemps que les engagements pris seront honorés", a-t-il ajouté. Selon l'agence Reuters, le nouveau plan d'économies, sur lequel bute le gouvernement, prévoirait quelque cinq milliards d'euros d'économies dépendant du ministère du Travail, à travers des baisses des retraites et des aides sociales, De quoi rendre encore plus difficile la position d'Antonis Samaras, le Premier ministre, qui avait axé sa campagne législative sur la renégociation des exigences imposées à la Grèce par les prêteurs internationaux. Les sept milliards d'économies restants seraient disséminés sur différents ministères, notamment celui de la Santé.