Assystem : l'horizon de fin d'année pour les acquisitions ne sera très probablement pas respecté

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Assystem : l'horizon de fin d'année pour les acquisitions ne sera très probablement pas respecté
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Le PDG d'Assystem, Dominique Louis, est confiant dans ses objectifs 2012. En ce qui concerne la croissance externe, il se donne en revanche le temps de la réflexion tout en confirmant que deux opérations sont sur les rails...

Boursier.com : Etes-vous confortés dans vos objectifs annuels à l'issue du premier semestre ? D.L. : Nous avons rencontré des difficultés dans le secteur automobile en France, mais elles ont été globalement compensées par la croissance dans l'aéronautique et dans le nucléaire. La situation étant stabilisée dans l'automobile pour le second semestre, nous sommes tout à fait confiant dans notre capacité à réaliser, au second semestre 2012 une performance comparable à celle du second semestre 2011. Ce qui nous rend confiant dans l'atteinte d'une marge opérationnelle annuelle comprise entre 7 et 7,5%. Boursier.com : Elle a pourtant reculé de près d'un point au premier semestre, par rapport à la même période de 2011... D.L. : Certes, mais nous disposons d'éléments nous permettant d'être confiants : la stabilisation dans l'automobile, une activité très intense dans l'énergie. L'aéronautique se porte toujours très bien et notre souci consiste à trouver les ressources... L'énergie nous confère aussi une très belle visibilité. Ce que je pourrais qualifier de trou d'air du premier semestre ne se reproduira pas au second semestre. Boursier.com : Comment se sont traduites les difficultés dans l'automobile dans votre chiffre d'affaires ? D.L. : La baisse de nos effectifs appliqués sur des projets chez PSA a été de l'ordre de 50%, soit environ 200 collaborateurs qu'il a fallu redéployer. Nous avons aujourd'hui la certitude que nous n'enregistrerons pas une baisse de cet ordre là au second semestre. Par ailleurs, nous allons alléger la sous-traitance, ce qui va nous permettre d'amortir ces variations. En outre, en Allemagne, nous connaissons une bonne croissance dans ce secteur automobile. Enfin, nous sommes présents en Roumanie via Dacia Renault. Nous y espérons une très forte croissance, en 2013. Boursier.com : En mars vous nous expliquiez envisager une opération de croissance externe significative d'ici la fin d'année. Où en êtes-vous ? D.L. : Dans l'énergie, nous cherchons à réaliser une acquisition dans le domaine du pétrole qui est extrêmement attractif. Le prix du baril augmentant, de nombreux investissements sont rendus possibles. Nous cherchons une société d'ingénierie dans le secteur "Oil&Gas " qui nous apportera les compétences dont nous ne disposons pas à ce jour. Concernant le marché de la R&D externalisée, nous sommes moins présents que nos concurrents dans les systèmes embarqués. Nous visons une opération de taille significative pour prendre pied sur ce marché, de préférence en Allemagne. Boursier.com : L'horizon de fin d'année que vous évoquiez pour ces opérations sera t-il respecté ? D.L. : Dès lors que nous visons des dossiers importants, nous consacrons beaucoup de temps à les étudier. A ce jour, nous ne sommes pas en phase de conclusion, mais nous maintenons ce double projet : dans l'énergie et dans les systèmes embarqués. L'horizon de fin d'année pour ces opérations ne sera très probablement pas respecté. Boursier.com : Quelles sont vos marges de manoeuvre pour ces opérations ? D.L. : Nous avons la possibilité d'investir entre 200 et 300 millions d'euros, notre "gearing" est très faible. Notre force de frappe est tout à fait en phase avec la taille des sociétés que nous visons.