Assurance-chômage : Michel Sapin appelle patronat et syndicat "à être responsables"

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Assurance-chômage : Michel Sapin appelle patronat et syndicat "à être responsables"
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Les partenaires sociaux peinent à trouver un terrain d'entente.

Les négociations entre syndicats et patronat se sont finalement poursuivies ce vendredi, ces derniers peinant à se mettre d'accord sur les moyens permettant de redresser les comptes de l'Unedic. Interrogé ce matin sur i-Télé, le ministre du Travail, Michel Sapin a dit souhaiter qu'un terrain d'entente soit trouvé aujourd'hui. Il faut que les partenaires sociaux "prennent leurs responsabilités", a-t-il martelé, ajoutant que "si ce n'est pas le cas, 'le bébé' reviendra au gouvernement". Quelques modifications proposées par le patronat Concernant le plafond d'indemnisation mensuelle maximal, il a estimé qu'il était effectivement "élevé". Le patronat préconise toujours de le diviser par deux afin de le ramener de 7.184 à 3.592 euros bruts, après un an de chômage (19 mois pour les seniors). Sur les droits rechargeables, il faut "encourager la reprise du travail", a ajouté Michel Sapin. Sur ce point, le patronat  - qui a soumis un nouveau texte - a ajusté sa position, avec un calcul plus favorable aux demandeurs d'emplois. La nouvelle mouture préconise ainsi que ceux alternant périodes d'activité et de chômage puissent recharger leurs droits après avoir cumulé 150 heures de travail et non plus quatre mois, comme dans le droit commun, a fait savoir Reuters. Le nouveau texte soumis par le patronat introduit par ailleurs une contribution de 100 millions d'euros par an de l'assurance chômage au financement de la formation professionnelle pour les demandeurs d'emploi. Insuffisant pour les syndicats De leur côté, les organisations syndicales estiment que le patronat se focalise sur la réduction du déficit de l'Unedic - qui atteindrait 4,3 milliards d'euros en 2014 après quatre milliards en 2013 si rien n'est fait - sans se préoccuper des chômeurs. En outre, la CFE-CGC réclame la surtaxation des contrats courts, dont il n'est pas fait mention dans le texte soumis par le patronat. "Les contrats à durée déterminée courts, ça co�"te cinq milliards d'euros à l'Unedic", a rappelé le négociateur de l'organisation, Franck Mikula interrogé par Reuters. La CFDT regrette de son côté que le patronat réclame des économies, sans vouloir mettre la main au portefeuille.