Asie: les marchés en recul après les élections en France et en Grèce

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Asie: les marchés en recul après les élections en France et en Grèce
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Les cambistes anticipent de nouvelles tensions entre la France et l'Allemagne...

Les places asiatiques démarrent la semaine en net repli, après les élections en France et en Grèce qui ont sanctionné les dirigeants en place, faisant craindre de nouvelles turbulences dans la zone Euro et même une sortie d'Athènes de la zone euro. A Tokyo, l'indice Nikkei plonge de 2,5% peu avant la clôture, tandis qu'à Hong Kong, l'indice Hang Seng cède 2,4%. De son côté, le Shanghai Composite cède 0,3%, Taiwan perd 2,1%, Séoul chute de 1,7%, Sydney lâche 1,8%. Enfin, Singapour baisse de 2% et Bombay (indice BSE Sensex) recule de 1,4%... Sur le marché des changes, l'euro recule de 0,8% à 1,2980 dollar, revenant au plus bas depuis trois mois. La devise européenne chute aussi par rapport au Yen, à 103,60 Yens (-0,8%) pour un Euro, dans la crainte donc d'une sortie de la Grèce de la zone Euro après une poussée des partis anti-européens aux législatives de dimanche. En outre, les cambistes anticipent de nouvelles tensions entre la France et l'Allemagne après l'élection du candidat socialiste François Hollande à la présidentielle française. Dans son premier discours, le nouveau président a répété hier soir son engagement à favoriser la croissance économique, alors que l'Allemagne voisine continue de privilégier les mesures d'austérité pour lutter contre les déficits publics, malgré quelques signes de bonnes volonté envoyés ces dernières heures. Les craintes des marchés pourraient toutefois être exagérées, la plupart des observateurs tablant sur le fait que François Hollande et Angela Merkel apprendront rapidement à se connaître et à travailler ensemble, compte-tenu de l'importance cruciale de l'axe franco-allemand pour l'avenir de la zone Euro... M. Hollande s'est ainsi entretenu dès hier soir au téléphone avec la chancelière allemande, et cette dernière l'a invité à se rendre à Berlin. Au-delà des relations entre Paris et Berlin, le dossier grec inquiète les investisseurs, qui craignent plus que jamais une sortie de la Grèce de la zone Euro, après l'effondrement de la coalition actuelle dans les législatives d'hier... L'irruption au parlement de partis anti-européens rendra très difficile la formation d'une nouvelle coalition stable et accroître le risque de nouveaux dérapages budgétaires, estiment les observateurs. Outre la situation européenne, les investisseurs ont été échaudés par la publication vendredi aux Etats-Unis de chiffre de l'emploi moins bons que prévu pour avril. L'économie américaine n'a créé que 115.000 emplois le mois dernier après 154.000 en mars et contre 160.000 attendus. A Wall Street vendredi, les indices ont fini en berne après cette publication (-1,3% pour le Dow Jones et -2,2% pour le Nasdaq). Face au regain des incertitudes sur la croissance économique mondiale, les cours du pétrole pointent encore en baisse ce matin, à 97,15 dollars (-1,35%) pour le baril WTI et à 112,50 dollars (-0,6%) pour le baril de Brent.